FIFA Ballon d'OR 2011
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Lionel Messi (44,78%)
Et de trois pour Messi
Il égale ainsi le record de Michel Platini en gagnant 3 fois consécutives le FIFA Ballon d'Or.2ème Ronaldo (21,60%)3ème Xavi (9,23%)
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Messi, le génie
Messi, Messi, Messi. Déjà sacré en 2009 et 2010, Lionel Messi a signé son triplé le plus prestigieux en décrochant le FIFA Ballon d'Or 2011 devant Cristiano Ronaldo et Xavi. Avec ce troisième triomphe de rang, et à seulement 24 ans, le génie argentin du FC Barcelone égale Michel Platini et se hisse définitivement parmi les champions d'exception de son sport. (Photo Presse-Sports)
Il était trois fois Messi. L'histoire pourrait commencer ainsi. Mais le football n'est pas un conte. Ni un art. Pourtant, Lionel Messi est un artiste. Car il érige le football en art. Et redonne à ce sport ses lettres de noblesse, des lettres d'or. Le prodige argentin du Barça, déjà couronné en 2009 et 2010, a été désigné meilleur joueur au monde de l'année écoulée devant Cristiano Ronaldo (POR/Real Madrid) et Xavi (ESP/FC Barcelone), à l'issue du vote d'un collège constitué de sélectionneurs, de capitaines d'équipes nationales et de journalistes spécialisés.
Platini n'est plus seul
Avec cette nouvelle distinction dorée, le joueur sud-américain, champion d'Espagne, d'Europe et du monde avec son club, rejoint le club très fermé des triples vainqueurs du Ballon d'Or, formé par Johan Cruyff (1971, 1973 et 1974), Marco van Basten (1988, 1989 et 1992) et Michel Platini (1983, 1984 et 1985), qui n'est désormais plus le seul à avoir remporté la récompense individuelle suprême trois ans de suite. Ce 56e Ballon d'Or récompense avant tout le talent individuel mais, en prenant la direction du FC Barcelone (neuvième succès du club catalan, désormais seul en tête avec un trophée de plus que la Juventus et le Milan), il en dit aussi beaucoup sur la domination collective de la période.
Le plus grand joueur de ce temps
«Ce qui fait la noblesse d'une chose est son éternité.» Au moment où il lui a remis son trophée au palais des congrès de Zurich, Ronaldo, sacré Ballon d'Or en 1997 et 2002, aurait pu reprendre cette citation de Leonard de Vinci et la glisser à Messi. L'occasion était appropriée et même propice tant ce FIFA Ballon d'Or 2011 peut être considéré comme celui de l'éternité pour le natif de Rosario. Footballeur unique et hors norme, au talent extraordinaire et enchanteur, champion d'exception, ce joueur-là est le plus grand. De cette ère ? Incontestablement. De tous les temps ? Une telle question peut se poser mais elle n'a pas véritablement de sens. Les mots lâchés un jour par son partenaire barcelonais David Villa, eux, semblent en avoir davantage : «A la fin, je pourrai regarder des photos et dire : J'ai joué avec Messi.»
L'histoire s'écrit devant nos yeux
Finalement, l'enjeu, et peut-être même une certaine perception de la vérité, se trouve sûrement quelque part entre le présent et la représentation que chacun se fera du joueur une fois sa carrière achevée. Et s'il fallait vraiment se risquer à tenter de répondre à l'interrogation posée précédemment, nous saurions seulement dire : Oui, Lionel Messi a déjà profondément marqué les esprits de ses contemporains. Oui, il s'est imposé comme LA référence de son époque. Mais l'histoire s'écrit devant nous. Ne l'oublions jamais. Et profitons. Plus tard, nous pourrons dire que nous avons vu jouer Messi.
Thomas SIMON, à Zurich
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Xavi, le guide
Jamais deux sans trois.
Troisième en 2009 et 2010, Xavi se retrouve pour la troisième fois d'affilée sur le podium du FIFA Ballon d'Or 2011.
Décrochera-t-il le graal cette fois ? L'Espagnol de 31 ans a tout fait pour. Il n'a pas marqué autant de buts que ses deux concurrents (Lionel Messi et Cristiano Ronaldo), mais il a éclairé le jeu du FC Barcelone et de la sélection espagnole. Le guide, le cerveau, le chef d'orchestre... c'est lui. Josep Giardiola et Vicente del Bosque l'ont bien compris en lui donnant les clés respectivement du jeu barcelonais et de celui de la Roja.
L'homme de la bonne (et dernière) passe Xavi est l'homme de la bonne (et souvent dernière) passe. Comme le 9 février dernier face à la Colombie : 76 passes tentées, 76 réussies.
Ou encore lors de la finale de la Ligue des champions en mai dernier à Wembley face à Manchester United (3-1) : 148 passes tentées, 141 réussies.
Sans Xavi, il n'est pas certain que le FC Barcelone réussisse, cette année, à décrocher quatre titres (Championnat d'Espagne, Ligue des champions, Supercoupe d'Europe et Supercoupe d'Espagne) en 2011, ni même que la Roja continue de dominer les débats sur la scène internationale.
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C. Ronaldo, la machine
Cristiano Ronaldo a le sourire en cette fin d'année 2011.
Le Real Madrid caracole en tête de la Liga. Le Portugal a décroché son billet pour l'Euro 2012 en barrage (face à la Bosnie-Herzégovine : 0-0, 6-2).
Le Ballon d'Or 2008 y est pour beaucoup. Face aux Bosniens, Cristiano Ronaldo a inscrit un doublé lors du retour. Et il est actuellement le meilleur buteur de la Liga avec 17 réalisations au compteur, à égalité avec Lionel Messi.
La machine à marquer nommée CR7 n'a pas attendu le coup d'envoi de la saison 2011-12 pour se mettre en route.
CR7 efface Hugo Sanchez des tablettes En mai dernier, Cristiano Ronaldo avait bouclé l'exercice 2010-11 de la Liga avec le titre de «pichichi» en inscrivant 40 buts. Un nouveau record - le précédent était co-détenu par Zarra, le légendaire avant-centre basque de l'Athletic Bilbao de l'après-guerre, et l'ancien goleador merengue des années 80, Hugo Sanchez, avec 38 buts.
Malheureusement pour le Portugais, cette moisson n'a pas été couronnée des trophées espérés.
Avec le Real Madrid, Cristiano Ronaldo a certes décroché la Coupe du Roi, mais il n'a pas pu empêcher le FC Barcelone d'être sacré champion d'Espagne, ni l'élimination des Merengue en demi-finales de la Ligue des champions face au... Barça (0-2, 1-1).

