












Pour la petite finale de la Coupe du monde, l’Allemagne a battu le Portugal 3-1, grâce à trois belles inspirations de Bastian Schweinsteiger. Une jolie façon de terminer en beauté pour la Mannschaft qui prépare son lendemain avec des jeunes prometteurs. Pour le Portugal, c’est sans doute la fin d’une génération.
C'est comme un symbole. Deux numéros 7 adversaires, mais à égalité à l'applaudimètre. L'un, Bastien Schweinsteiger, jeune héros de ce match pour la troisième place en marquant deux superbes buts (56e et 78e), et en étant à l'origine d'un autre (contre son camp de Petit, 61e). L'autre, Luis Figo, remplaçant pour son dernier match, signant sa sortie par une passe décisive pour Nuno Gomes pour la réduction du score (88e). Deux numéros 7, deux symboles, deux destins croisés. Schweinsteiger, une des figures de proue d'une Allemagne qui peut voir l'avenir avec optimiste, et Figo, désormais, ex-capitaine d'une sélection portugaise qui se posera des questions après cette Coupe du monde.
L'Allemagne peut être fière de cet accessit tant son équipe, que l'on pensait jeune et sans expérience, a réussi sa Coupe du monde. Surtout, Klinsmann a montré que cette Mannschaft, talentueuse avait de l'avenir devant elle. Une équipe belle à voir jouer et offensive à souhait ( 14 buts marqués). Oliver Kahna tiré sa révérence. Ballack et Klose ont sans doute trois ou quatre ans sous la semelle, mais les Schweinsteiger, Podolski, Lahm, Mertesacker ou Odonkor n'ont pas plus de 22 ans. Et c'est sur cette bande de gamins, capable d'enflammer tout un pays, que l'Allemagne compte pour les prochaines échéances qui ont pour noms : Euro 2008 et Coupe du monde 2010.
Au Portugal, c'est sans doute le chant du cygne pour une génération symbolisée par Luis Figo. Demi-finaliste de l'Euro 2000, finaliste de celle de 2004 et quatrième de cette Coupe du monde, il n'aura pas manqué grand-chose à cette génération pour écrire l'une des plus belles pages du football portuguais. Un autre chapitre va donc s'ouvrir. Le capitaine (re) part en laissant sa sélection face à ses questions concernant son avenir. Des cadres (Figo, Costinha, Pauleta, Ricardo ou Nuno Gomes) dépassent la trentaine et l'équipe lusitanienne devra se reconstruire. En attendant de savoir si luis Felipe Scolari sera de la partie ou non, c'est sûrement autour de Cristiano Ronaldo que s'édifieront les bases de l'équipe portugaise.