












On annonçait cette affiche du groupe A comme une finale avant l'heure. Liverpool qui, ces dernières années, a pris l'habitude de disputer de tels rendez-vous, a fait parler son expérience en dominant très largement l'OM au Vélodrome (4-0). Mais grâce à la victoire de Porto face au Besiktas (2-0), les Olympiens se consolent avec un billet pour la coupe de l'UEFA.
Un exploit, par définition, cela ne se réédite pas. Le Stade Vélodrome l'a vérifié, mardi, dès la 4e minute de cette fameuse «finale» contre Liverpool. Un tacle trop appuyé de Gaël Givet dans la surface, Gerrard au point de penalty, la main ferme de Mandanda qui ne suffit pas et les espoirs nés le 3 octobre dernier à Anfield s'évaporaient. Battu sans discussion par un Liverpool très solide (4-0), Marseille quitte donc la Ligue des champions la tête basse. Des regrets ? Sur son parcours, à la rigueur, ces sept points en trois matches qui laissaient augurer un avenir dégagé. Mais sur sa prestation lors de cette finale, rien à retenir, et donc à regretter, face à des Reds qui ont magnifiquement bouclé leur montée en puissance en C1 : 8-0 contre le Besiktas, 4-1 contre Porto et enfin, 4-0 à Marseille. Face à Steven Gerrard, surtout, qui livrait une partition à la hauteur de son talent : au match aller, le capitaine de Liverpool était aux abonnés absents, sans doute préoccupé par son accident de voiture survenu trois jours plus tôt ; au Vélodrome, l'homme fort de Rafael Benitez initiait, finissait, relançait à tout va, démentant ainsi les statistiques selon lesquelles une équipe anglaise ne peut s'imposer, dans l'antre marseillaise, en Ligue des champions.
Difficile, voire impossible, d'analyser la prestation des hommes d'Eric Gerets avec la même emphase. L'OM de mardi soir n'a absolument rien confirmé des motifs de satisfaction entraperçus samedi, en Championnat, face à Monaco (2-0). Offensivement, les Marseillais n'ont, sauf exception (un hors-jeu imaginaire de Niang à la 11e minute ; un but saboté par Cissé à la 64e), jamais porté le danger sur le but de Reina, cela malgré l'entrée en jeu de Nasri en première mi-temps. Défensivement, l'addition s'avèrait bien plus salée encore : un tacle en retard de Givet (4e), un flottement général de tout le bloc défensif (Cana, Rodriguez, Bonnart) face à Torres (11e), un mauvais dégagement de Mandanda (48e) puis un départ en retard de J. Faty (90e+1), scellaient à chaque fois le sort des Marseillais. C'était pourtant le soir ou jamais : dans l'autre rencontre de la soirée, le FC Porto avait pavé une voie royale aux Olympiens en dominant Besiktas (2-0). Là encore, une défaite sans appel, les Turcs se laissant totalement submerger par les Portugais, Quaresma en tête, qui conquéraient ainsi leur billet pour les 8es de finale de C1. Ils ignoraient alors offrir un billet en UEFA à Cissé et consorts. « Passons liver cool », exhortait une banderole au coup d'envoi. Dans le Sud, l'hiver s'annonce plutôt chaud, cette année.