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Vendredi 19 mars

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19/03 NAT-29e j. : Evian s'envole, CrĂ©teil rame
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19/03 L2 : Sedan - NĂ®mes : 0-0
19/03 L2 : Châteauroux - Tours : 0-3
19/03 L1 - 29e j. : Ont-ils encore de l'ambition ?
19/03 ALL - Hambourg : Un mois d'absence pour Elia
19/03 ITA - Bari : Gillet jusqu'en 2014

Sélectionneurs : la grande lessive

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Le jeu mis à part, la dernière Coupe du Monde a, comme prévu, crevé les plafonds... et les sélectionneurs. Installés sur un siège éjectable king size, dix-huit sur trente-deux présents en Allemagne ont rendu leur tablier. Tour d’horizon des principaux mouvements .

Depuis l'Argentin Carlos Bilardo (1986), aucun sélectionneur n'a trouvé la force de prolonger l'aventure après le titre. Trop éreintés. Le phénomène est doublement vrai pour Marcello Lippi . Car à la tension inhérente à toute épopée mondialiste, il faut ajouter celle née des scandales du football transalpin dans lesquels Lippi fut soupçonné, avec son fils, d'avoir trempé. Dans ce contexte, l'ex-coach de la Juventus a réussit une sortie royale. Il est remplacé par Roberto Donadoni.
En revanche, Carlos Alberto Parreira s'est, lui, fourvoyé. Si le Brésil a ressemblé à une vaste comédie, son immobilisme n'y est pas étranger. A la tête des Auriverde champion du monde en 1994, Parreira n'a jamais su instaurer le même état d'esprit, la même discipline. Entre la foire en guise de stage de préparation et le manque de remise en cause des cadres historiques, Parreira a raté la mission hexa : un sixième titre mondial. La fédération brésilienne souhaitait réinstaller Scolari ; elle devra se contenter de Dunga.
Au rayon des " sans regret ", on trouve aussi Sven-Göran Eriksson . Ou comment saboter la plus belle génération anglaise depuis quarante ans. Là, encore une forme d'inertie a guidé la philosophie du Suédois, notamment au sujet de Beckham et Lampard, clairement grillés en Allemagne. Mais l'impayable Eriksson a su parsemer son œuvre de quelques pépites originales comme le jeune Theo Walcott, 17 ans, aucun match en Premier League, sélectionné sur ouïe-dire. I-né-dit ! Il est remplacé par Steve McLaren… son adjoint.
Plus dommages, les démissions de Jürgen Klinsmann et de Jose Pekerman car l'Allemagne et l'Argentine se sont montrées les plus joueuses outre-Rhin. Klinsmann a opéré un véritable choc culturel à travers la Mannschaft : de la jeunesse, des idées, de l'enthousiasme et de l'audace. Pas vraiment les forces allemandes traditionnelles. Rincé par des mois de critiques acharnées à son égard, "Klinsi" jette l'éponge malgré le triomphe populaire. C‘est son adjoint, Joachim Löw qui reprend le flambeau. Si Klinsmann a opéré une rupture, Pekerman a, lui, renoué avec les qualités naturelles albicelestes : jeu court et technique et conservation du ballon. Un régal. Certes, sa gestion du quart de finale face aux Allemands fut moyenne mais sa philosophie globale méritait sans doute meilleure sort. L'Argentine n'a pas encore nommé de successeur.

Si le titre mondial a épuisé Lippi, la place de finaliste semble avoir donner une force supplémentaire à Raymond Domenech . Longtemps critiqué, le sélectionneur français n'a jamais dévié de sa route. Celle menant au 9 juillet. Présent au rendez-vous fixé par ses soins, Domenech s'est vu logiquement proposer une prolongation de deux ans qu'il a acceptée.
De la même façon, Luiz Felipe Scolari a bénéficié de son brillant accessit, à défaut de la victoire finale. Demi-finaliste pour la première fois depuis 1966, le Brésilien continue son épopée lusitanienne dans la foulée d'une place de finaliste en 2004 lors du Championnat d'Europe domestique. La magie Scolari. D'ailleurs n'a-t-il pas résisté aux sirènes anglaises et, mieux, brésiliennes pour rempiler jusqu'en 2008 ?
Le voisin espagnol a, lui aussi, reconduit son mentor, Luis Aragones . Pourtant, la Seleccion a subit un revers retentissant, presque traumatisant, face à la France en huitième de finale. Un échec qui auraient été fatal à n'importe qui, compte tenu des ambitions annoncées. C'est précisément cette raison qui a poussé les dirigeants ibériques à conserver Aragones jusqu'en 2008. Sous la férule de l' Abuelo (le grand-père), l'Espagne a affiché une jeunesse, une qualité, un projet de jeu et un réservoir qui laisse augurer des lendemains qui chantent. La fédération espagnole n'a certainement pas souhaité casser cette dynamique.
C'est la même philosophie " Place aux jeunes ! " qui a validé la prolongation de Marco Van Basten à la tête des Pays-Bas. Prématurément éjectés lors du huitième de finale houleux face aux Portugais, les Bataves ont aussi laissé entrevoir quelques promesses, certes moins éclatantes que l'Espagne ou l'Argentine. Mais la volonté du triple Ballon d'or de faire table rase des anciens grognards, de préparer dés aujourd'hui les jeunes afin de les rendre compétitifs en vue de 2008 et 2010, et de retrouver une identité de jeu fidèle à la tradition orange (en 4-3-3), ont convaincu ses dirigeants de lui maintenir leur confiance.

Dave Appadoo

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