








Samedi à 20h, au Stade Jacques-Chaban-Delmas, on fera dans l'inédit... dans les deux camps. Guy Roux étrennera pour la première fois avec Lens ses galons d'entraîneurs avec une autre équipe qu'Auxerre, à Bordeaux désormais dirigé par Laurent Blanc pour son premier match sur un banc. Un ancien joueur que Roux connaît bien. «C'est un joueur formidable qui a fait partie de mon équipe (Auxerre) pendant six, sept mois. Il est le plus jeune entraîneur de cette saison et moi le plus âgé. J'espère qu'il sera dans ma situation un jour, car je suis certain qu'il deviendra un bon manager d'équipes.» Revenant sur la rencontre à venir, l'ancien manager bourguignon s'est montré plus laconique. «Ce ne sera pas facile de jouer chez les Bordelais, d'autant plus qu'il fera chaud.» Par ailleurs, Guy Roux a fait un petit bilan depuis son arrivée chez les Sang et Or. «À mon arrivée, l'âme du club et de la région m'ont beaucoup plu, l'équipe avait terminé cinquième au classement, et j'avais la possibilité de la remodeler. A côté de cela, les esprits étaient catastrophés puisque Lens n'avait pas décroché sa place en Ligue des Champions. Seydou Keita, l'un des meilleurs joueurs lensois, partait. Il fallait compenser son départ et remodeler un peu plus large. Pour finir, il y avait le problème Daniel Cousin. C'est un bon avant centre, il a perdu du poids, mais il a fait une saison moyenne, l'année dernière.» Enfin, en marge du sujet pro, l'entraîneur nordiste a affirmé militer pour la création d'une équipe C au Racing et s'en est expliqué. «Avec l'aide de la direction, nous avons déposé une candidature pour jouer en dernière division de la Ligue Samedi, nous jouons face à Bordeaux. Si l'équipe B reçoit le dimanche et que j'utilise cinq joueurs de cette équipe, ils n'auront pas de temps de jeu dans les jambes pendant plus d'une semaine. Avoir une équipe C est indispensable. Ça aide à la progression.» D.A.