













Romaric, Matsui, De Melo, Grafite et Basa. Le Mans dispose d'une pléiade de joueurs étrangers qui font les beaux jours du club sarthois. Arrivés dans l'inconnu, ils sont devenus l'attraction du Championnat.
On connaissait le Chelsea de 1998 avec ses nombreux étrangers (Zola, Vialli, Di Matteo, Petrescu, Flo, Leboeuf entre autres), l'Inter avec Chivu, Cordoba, Vieira, Stankovic, Adriano, Crespo, Ibrahimovic... Voici Le Mans et ses Grafite, De Melo, Matsui, Basa et Romaric. Certes, les noms sont moins glorieux, mais le club se positionne - comme ses deux comparatifs - en haut de tableau de son Championnat. Cependant, la raison de ce recrutement à l'international est due à une contrainte budgétaire, comme le concède Daniel Jeandupeux, conseiller du président Legarda et responsable du recrutement manceau: « Personne d'autre ne les voulait, il n'y avait pas de concurrence. De toute façon, s'il y avait eu la moindre concurrence, ils ne seraient pas venus au Mans. Nous n'avons pas les moyens financiers pour rivaliser avec d'autres clubs. » Dans ces conditions, Jeandupeux a eu du flair. Le MUC72 a su faire de ses recrues de bons investissements. Romaric, arrivé en 2005 avec la réputation d'un joueur agité, est devenu le capitaine irréprochable de la formation de Rudy Garcia : « Je sais que j'ai fait des bêtises, mais maintenant c'est fini. Je veux montrer l'exemple. » Tout un symbole. Une métamorphose qu'ont également connu Grafite et De Melo, le duo d'attaquants brésiliens. Samedi, Le Mans a subi sa première défaite de la saison à Monaco (3-1). Mais le club de la Sarthe a marqué, ce qu'il a toujours fait depuis le début de saison. Les deux compères ont enfin trouvé leur rythme puisqu'ils ont inscrit six buts (sur neuf), soit 66% des réalisations de leur équipe. Mais Tulio De Melo ne compte pas s'arrêter en si bon chemin : « Inscrire cinquante buts avec Le Mans, ce serait pas mal, non ? ». Pour réaliser cet objectif, De Melo voit donc sur le long terme avec son club. Un juste retour des choses lorsque l'on sait qu'au Mans, les dirigeants laissent le temps à leurs joueurs pour faire leur preuve : « A Marseille, six mois, c'est une éternité. Au Mans, c'est très court. », avoue Jeandupeux. Stratégie payante : l'OM pointe pour l'instant à quatre longueurs du MUC72.
Retrouvez ce mardi dans France Football, le dossier intitulé : « Le Mans joue l'international », réalisé par Marc Beaugé.