


















Un trophée ouvert à tous les joueurs du globe, un jury de 96 journalistes, le Ballon d'Or France Football 2007 se met à l'heure de la mondialisation. Révolution peut-être pas, immense changement sûrement. Le Ballon d'Or France Football s'ouvre au monde entier dans son édition 2007. Une ouverture totale avec une mondialisation à tous les échelons. Joueurs, jurés, compétitions, le prestigieux trophée créé en 1956 et décerné chaque fin d'année entre dans une ère nouvelle. Sa troisième vie. Désormais, il récompensera « le meilleur joueur au monde, sans distinction de championnat, ni de nationalité » (voir règlement) et le jury ne sera plus seulement européen, mais mondial, passant de 53 journalistes à 96, représentatifs de tous les continents. Au tout début de son histoire, il y a longtemps, il y a cinquante et un ans, seul un joueur ressortissant d'un pays européen, jouant dans un championnat européen et désigné alors par une trentaine de jurés européens pouvait prétendre au Ballon d'Or. Cruyff, Beckenbauer, Rivera, Platini ou Di Stefano figurent au palmarès, mais Pelé ne l'a jamais eu, Maradona non plus pour ne citer qu'eux. Fin donc de cette première belle époque en 1995, où le Ballon d'Or change de dimension. Il est désormais attribué au « meilleur joueur évoluant dans un championnat européen sans distinction de nationalité ». Une différence de taille, le premier lauréat en est l'Africain George Weah. Autre innovation, une liste de cinquante joueurs est désignée par la rédaction de France Football , première étape destinée à donner le signal de départ de la grande bataille annuelle. Avant d'en arriver à 2007, à aujourd'hui, et cette page nouvelle du Ballon d'Or, dont le coup d'envoi sera justement donné le numéro du 23 octobre avec la liste des cinquante. Un ballon d'Or mondialisé, rayonnant comme jamais avec sur le pont la terre entière. Encore plus convoité, tellement il est devenu le trophée de référence. « En fait, France Football vient de faire table rase du dernier privilège réservé à l'Europe, berceau du Ballon d'Or en 1956 », ainsi que l'écrit Gérard Ernault ce mardi dans le bi-hebdo qui fête son soixantième anniversaire. Privilège déjà sérieusement entamé par la première « mondialisation » de 1995 ». Une chose ne change toutefois pas au moment où le Ballon d'Or part à la conquête du grand monde, c'est la procédure de désignation (voir règlement), et les critères d'attribution, qui mettent en avant l'ensemble des performances individuelles et collectives du joueur au cours de l'année, puis sa classe, sa carrière et sa personnalité. 2 décembre, c'est enfin la date à retenir. Ce jour-là au cours de l'émission Téléfoot, sur TF1 partenaire de France Football pour l'ensemble de l'opération 2007, on connaîtra le nom du 52e Ballon d'Or France Football. Le premier de la formule mondialisée, le premier d'une nouvelle génération, le dernier à venir prendre sa place aux côtés des géants. Mais d'où viendra-t-il plus simplement ? Jean-Marie Lorant