












Le club de la Principauté compte dans ses rangs une grosse colonie sud-américaine, avec onze joueurs sous contrat. France Football dans son numéro de vendredi analyse les raisons de cette politique.
Il a toujours existé une tendance sud-américaine à Monaco, de Delio Onnis il y a maintenant bon nombre d'années à Gallardo, mais jamais le club de la Principauté ne s'était engagé à ce point dans cette voie. Trois Argentins (Almiron, Bernardi, Cufré), quatre Brésiliens (Adriano, Bolivar, Nenê, Fabio Santos), deux Uruguayens (Gonzalez, Perez) peuplent aujourd'hui les rangs monégasques. Neuf joueurs auxquels on peut ajouter, Vargas, un Uruguayen prêté à Sochaux, et Pino, un Colombien lui aussi en prêt à Charleroi. Avec un entraîneur brésilien à sa tête, Ricardo, on peut dire que Monaco a de la suite dans les idées, même si dans le vestiaire, il est imposé de parler... français. Il importe peu que la demande soit suivie d'effet ou pas, sur le terrain, les équipes alignées comportent régulièrement une majorité de sud-américains, six de moyenne environ par match. Cette orientation très marquée n'est pas du tout discutée sur le rocher. Elle est même voulue et s'explique par des raisons financières et stratégiques, qui vont d'une nécessaire austérité en l'absence de Ligue des champions à une politique plus mercantile qui consiste à tenter des coups. Le président de l'ASM, Michel Pastor, préfère pour sa part rappeler que la présence de nombreux joueurs sud-américains est « d'abord le fruit de la cellule de recrutement », et « qu'ensuite, d'autres clubs font la même chose. » Précisant enfin : « Bernardi est ici depuis longtemps, Cufré, Almiron et Adriano viennent d'Italie, Nenê d'Espagne. Ils sont accoutumés aux meilleurs championnats européens. Je ne vois pas pourquoi cela pourrait faire jaser en Principauté. Moi, ce que je veux, ce sont des résultats. » Il n'empêche que lors du dernier mercato, Almiron, Fabio Santos, Gonzalez sont encore venus grossir la colonie sud-américaine... Quant aux résultats, ils suivent à peu près. Monaco, septième avec trente-cinq points, à hauteur de Marseille et Valenciennes, reste à l'affût d'une qualification européenne.
A lire vendredi dans France Football, « le pari latino sur le rocher », un reportage de Christophe Belleudi.