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Mercredi 17 mars

Paris relève la tête samedi 26 avril 2008 19h20

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Humiliés (3-0) à Caen la semaine passée, sérieusement tancés par les supporters à leur retour au Camp des Loges lundi après-midi (hormis Pauleta et Alonzo), secoués par l'arrivée au poste de directeur sportif de Michel Moulin (illustre inconnu dans le microcosme du football parisien), les joueurs du PSG semblaient un peu perdus et crispés avant d'affronter Auxerre samedi en ouverture de cette 35e journée. Le visage fermé de Landreau dans le couloir menant à la pelouse en était la preuve : le PSG a eu peur. Le résultat final (3-1) et le contenu du match les ont peut-être un peu rassurés sur un point : il existe au moins deux équipes plus faibles qu'eux en Ligue 1. Metz, déjà relégué. Et la formation de Jean Fernandez, qui a bien aidé le Paris-SG à se relancer dans la course au maintien.

Très fébriles derrière avec un Tamas « à la masse » et un Traoré apparemment troublé à l'idée d'enfoncer son équipe de coeur (par laquelle il est prêté à l'AJA) les Bourguignons n'ont pas mis longtemps à relancer le PSG : trois minutes précisément, le temps d'offrir un coup franc à Pauleta à l'entrée de la surface de réparation. Une première frappe dans le mur, une deuxième de l'extérieur du droit dans le petit filet gauche : le 200e but en France de « l'Aigle des Açores » (91 avec Bordeaux, 109 avec Paris), le plus rapide du PSG cette saison, a débridé les débats et un Parc des Princes au moins aussi crispé. Le deuxième but de Diané dix minutes plus tard d'une frappe rasante du droit (13e) a laissé croire à une soirée idéale pour lancer le sprint final en soignant sa différence de but. Deux énorme ratés de Diané à deux moments cruciaux (44e, 47e) ont pourtant relancé l'AJA, qui est revenue au score à dix minutes de la fin (78e) grâce au premier but de la saison de Mignot, d'une tête pleine d'opportunisme dans une défense un peu léthargique.

Le spectre du match de Nice a alors plané sur le Parc des Princes. Sans l'incroyable maladresse de Niculae un peu plus tôt dans la partie, seul face à Landreau à trois reprises (23e, 63e, 68e), les Parisiens auraient même pu s'engouffrer un peu plus vers la L2. Mais les hommes de Paul Le Guen, emmenés par un Chantôme omniprésent, avaient visiblement retenu un minimum la leçon du match contre les Aiglons (ils menaient 2-1 avant de s'incliner 3-2) : ils ont su forcer leur destin et plier l'affaire en fin de match sur un centre en retrait de Sankharé (rentré un peu plus tôt à la place de Pauleta), conclu sereinement par Diané (88e). Le Parc a alors poussé un grand « ouf ! » après cette 9e victoire de la saison, la première, vitale mais pas décisive, du PSG version Tahar - Moulin. Pour la première fois depuis de longues semaines, Paris a fait le métier. Mais n'est pas sauvé. Diané, double buteur du jour, l'a confirmé en regagnant le vestiaire : « Le changement à la tête du club a peut-être joué. Mais c'est nous qui sommes sur le terrain. On a prouvé qu'on pouvait gagner à domicile. Il ne faut pourtant pas s'enflammer. Le match à Toulouse la semaine prochaine va être chaud et décisif ». Tout est dit. D.Be

 

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