







Sorti vainqueur du match de la peur contre Auxerre (3-1), le PSG est loin d'être sauvé mais reste dans la course au maintien. « On a 38 points, on est toujours relégables, je suis très content, mais le jour où on sera sorti d'affaire, je serai soulagé » a déclaré Paul Le Guen après le match, dans les travées du Parc des Princes. « On pourra maintenant s'accorder un peu de répit, ça va nous faire du bien » s'est félicité l'entraîneur parisien, avant d'analyser de manière plus précise le contenu de la partie. « On gagne 3-1 un match très crispant, les joueurs se sont montrés solidaires et sont restés unis pour atteindre l'objectif. On n'affiche pas de la sérénité étant donné la situation, mais je sais me contenter de ce qu'on a fait » a-t-il poursuivi, avant de stigmatiser le relâchement de ses hommes une fois le 2e but marqué. « On s'est fait quelques frayeurs. On s'expose sur deux-trois situations, l'adversaire peut revenir par des grosses erreurs qu'on commet. On l'a un peu échappé belle, même si on a eu plus d'occasions qu'eux. On a eu quelques signes inquiétants de fébrilité, et le 3e but est arrivé. On savait qu'on jouait très gros, qu'on était attendus. Il reste du travail à faire » a conclu Le Guen.
Pour Pedro Pauleta, auteur de son 200e but en France après trois petites minutes de jeu, « il était très important de gagner ce match pour rester dans la lutte ». Même s'il a regretté que son équipe n'ait pas inscrit un ou deux buts de plus pour soigner le goal-average, le capitaine parisien s'est rapidement tourné vers le match décisif à Toulouse la semaine prochaine. « J'espère qu'à Toulouse, on va aller faire un bon résultat. Rien n'a changé dans les têtes, aujourd'hui l'équipe s'est battue, les supporters étaient derrière nous comme toujours. On voulait tous effacer cette image des deux derniers matches. Si on veut se sauver, c'est de cette manière, avec la tête et le coeur, qu'on peut y arriver » a-t-il estimé, avant de pousser ses coéquipiers à se responsabiliser un peu plus. « Il est arrivé une nouvelle personne (Michel Moulin, ndlr), elle nous a parlé, on l'a écoutée, mais c'est à nous d'agir. Ce n'est pas une personne qui arrive à trois semaines de la fin du Championnat qui va tout changer » a estimé Pauleta. Zoumana Camara, solide face à Auxerre, a quant à lui résumé toute la pression qui règne autour d'un PSG qui s'entraînera toute la semaine prochaine à huis clos : « Aujourd'hui, tous les matches, on a l'impression que ce sont les plus importants de notre carrière. Celui de Toulouse en fera partie ». (Avec AFP)