


















Dans trois jours, l'équipe de France débute l'Euro face à la Roumanie. Le sélectionneur des Bleus a hâte que le tournoi commence. Mais pour le moment, il n'a que les Roumains et l'état des troupes en tête.
« Raymond, comment va Patrick Vieira ?
Il s'est entraîné deux fois jeudi, une fois vendredi. Il tacle, saute, frappe. Il doit encore travailler et être prêt le plus vite possible...après la Roumanie. Car la seule certitude est celle-là : il est forfait pour lundi.
C'est lui qui prendra la décision finale ?
Oui, et c'est logique. Maintenant, s'il veut jouer à tout prix, ensuite, c'est là où j'aurais ma part de responsabilité.
Et s'il ne revient que pour les quarts de finale ?
Je ne fais pas ce genre de projection ! Car on ne sait pas si on sera encore qualifié. Il faut d'abord sortir du guêpier dans lequel le tirage au sort nous a mis.
Que vous inspire son absence ?
En plus des autres cadres qui donnent le ton du groupe, Pat est le stabilisateur du milieu, celui qui sait, qui a six phases finales derrière lui.
Lundi, vous abordez la compétition contre la Roumanie...
Ce ne sera pas un match décisif ! Certains l'ont perdu et ont, malgré tout, été au bout.
Que pensez-vous des Roumains ?
Ils viennent de battre la Russie 3-0, en amical, et ça ne se fait pas sans talent. De toute façon, je les connais, j'ai vu leurs matches en qualification !
Mutu est-il votre ennemi public numéro 1 ?
Il n'y a pas que lui ! Mutu est l'aboutissement de l'équipe ; si celle-ci est solide, les bons joueurs ressortent toujours et ce n'est pas valable que pour la Roumanie.
Vous pensez déjà aux Pays-Bas, à l'Italie...
Les deux autres matches ne me préoccupent pas.
Ribery et Henry sont sortis de l'entraînement, hier...
Ils ont été ménagés car ils ont pris des coups contre la Colombie (1-0) et comme ils n'ont pas besoin de mille séances d'entraînement...
Comment occupez-vous votre temps ?
Il faut gérer le temps qui passe. A part les conférences de presse, tout va très vite. Ma plus grande erreur pour cet Euro, c'est de ne pas avoir trouvé un truc pour faire la guerre avec la presse ».
Patrick Dessault à Châtel Saint-Denis