








D'habitude si réservé, Zinédine Zidane s'est emporté dimanche lors d'un entretien sur Canal Plus avec son ami de toujours, Christophe Dugarry. L'ancien meneur des Bleus reproche à Jean-Pierre Escalettes ses récents propos sur le lobbying de France 98. (Photo Presse-Sports)
Cela s'appelle le revers de la médaille. Le président de la Fédération Française de Football qui s'était montré mécontent à l'égard des champions du monde qui ne comprenaient pas le maintien à la tête des Bleus de Raymond Domenech, a perdu un nouveau soutien. Et pas n'importe lequel, puisqu'il s'agit d'un des plus grands footballeurs français de l'histoire, Zinédine Zidane... Début août, Jean-Pierre Escalettes et le conseil avaient maintenu quasiment à l'unanimité le sélectionneur tricolore et les réactions des champions du monde 1998 n'avaient pas tardé. En réponse, le président de la FFF dénonçait ce lobbying : « La Fédération est une famille, pas un club. La campagne des anciens de France 98 a été trop insistante, parfois indécente. L'équipe de France est le patrimoine de la Fédération, pas celui d'un clan » prêchait alors Escalettes. Après Christophe Dugarry, Bixente Lizarazau, Emmanuel Petit et Robert Pires, c'est donc l'ancien joueur de la Juventus Turin et du Real Madrid qui a choisi de répondre.
Et il y est allé franchement : « Je trouve scandaleux qu'un président de Fédération puisse dire ça. Quand il parle des champions du monde 1998 qui ont essayé de faire pression, tout est faux ». Et de rajouter : « Chacun a le droit de s'exprimer et de parler de l'équipe de France. Personne (à propos de France 98) ne s'est réuni ». Le célèbre numéro 10 n'en reste pas là et conclu d'une belle arabesque à l'image de ses dribbles dévastateurs lorsqu'il jouait encore : « Ses propos (à Jean-Pierre Escalettes) sont déplacés et irrespectueux par rapport à nous et à ce qu'on a fait. Il s'est caché derrière ça pour maintenir le sélectionneur ». Zinédine Zidane rejoint donc les propos de son ami et désormais consultant pour la chaîne cryptée, Christophe Dugarry, qui avait dénoncé « le clan » formé par les membres du conseil. Pour Jean-Pierre Escalettes, désireux d'être reconduit dans ses fonctions à la tête de la plus importante fédération française, les proposdu Ballon d'Or France Football 1998vont forcément laisser des traces, car faut-il le rappeler, Zidane est encore et toujours une des personnalités préférées des Français...