












Après avoir mené 2-0 sur sa pelouse, l'OM a plié face à Lorient (2-3) et laisse filer des points précieux dans la course au titre, alors que Bordeaux et Lyon s'affrontent dimanche. Comment Marseille peut-il prétendre au titre dans ces conditions ? Le PSG a nettement dominé Le Havre (1-3) , Toulouse n'a fait qu'une bouchée de Grenoble (2-0). (Photos Presse-Sports)
Novembre avait jusque-là souri à Marseille. En trois matches disputés cet automne, l'OM avait toujours raflé la mise devant Saint-Etienne (3-1), le PSV Eindhoven (3-0) et Grenoble (3-0). Face à Lorient, 15e du classement, le club phocéen pensait damer le pion aux Merlus et se rapprocher à un point de Lyon. Un Olympique lyonnais qui recevra Bordeaux dimanche lors du choc de cette 12e journée au cours duquel une équipe au minimum laissera forcément des plumes. Avec un succès, Marseille serait - quoiqu'il arrive dimanche - revenu à un ou deux points des champions de France ou aurait distancé les Bordelais de quatre ou cinq unités. Mais patatras, les Marseillais n'ont véritablement pas fait honneur à leur maillot samedi en tombant (2-3) devant des Merlus remontés comme des pendules après avoir été injustement menés 2-0.
On jouait alors depuis 59 minutes au Vélodrome, Ziani et Niang s'étaient chargés de mettre l'OM sur de bons rails. Rien à dire sur l'ouverture du score de Ziani, une belle frappe croisée du droit dans le petit filet à la 10e minute. En revanche, Christian Gourcuff et ses joueurs n'ont pas digéré le penalty accordé et transformé par Niang pour une faute de Genton sur l'attaquant sénégalais... un bon mètre en dehors de la surface de réparation lorientaise. Souvent impliqué cette saison dans des décisions litigieuses, M. Chapron a été influencé sur ce coup par l'arbitre de touche qui a mal jugé la faute du défenseur breton. Mais alors que plus d'une équipe aurait flanché et ruminé son triste sort, Lorient a réalisé l'inimaginable en renversant la vapeur en onze minutes et en prenant le meilleur sur une défense décidément loin d'avoir chassé ses démons. Amalfitano (76e), Abriel (84e) et Gameiro (87e) ont ainsi ajusté Mandanda, pas exempt de tout reproche sur la frappe d'Abriel et lâché par ses défenseurs littéralement à la rue devant des Merlus déchaînés et redoutablement efficaces. « Je respecte énormément Lorient mais je ne les crains pas. Si on respecte les consignes et qu'on joue au foot, ils ne peuvent pas prendre de points ici », avait annoncé Eric Gerets avant la rencontre. On imagine la colère du Belge après cette rude déconvenue... Les murs du vestiaire marseillais vont trembler.
L'OM rate donc le coche et voit revenir à vive allure Toulouse et Paris-SG, respectivement à une et trois longueurs. Les hommes providentiels des deux clubs ont encore frappé. Double buteur après seulement 19 minutes de jeu (2e, 19e) contre Grenoble (2-0) pour la deuxième fois de la saison (après Sochaux, 6e journée), Gignac a désormais inscrit plus de 61% des buts du TFC en L1. De retour au Havre, Hoarau a ajouté deux buts à son compteur et largement contribué au succès du PSG (3-1) grâce à une belle tête et un penalty en fin de match célébrés dans une joie contenue. Auteur de 50% des réalisations parisiennes, Hoarau rejoint Benzema en tête des buteurs avec 8 pions.Giuly a inscrit son deuxième but d'affilée en L1.
Après respectivement trois et deux défaites de rang, Le Mans et Auxerre ont renoué avec la victoire contre Valenciennes et Sochaux (1-0). Enfin, Savidan, convoqué pour la première fois de sa carrière en équipe de France, pensait avoir fait le plus dur pour Caen en débloquant les débats à Nancy mais Boucansaud a égalisé pour l'ASNL en marquant contre son camp (1-1).