














Certains l'ont cru déjà cramé, mais « yoyo » a bel et bien rebondi. Du haut de ses 22 ans, le meneur des Girondins a connu de (trop ?) nombreuses sollicitations cette saison, championnat, Coupe de la Ligue, Ligue des champions, Coupe de l'UEFA, sans compter les matches avec les Bleus ... Résultat : plus de 50 matches à son actif cette saison, un gros coup de mou, une perte de confiance... et puis un retour en puissance. C'était cette semaine, la semaine Gourcuff. (Photo Presse-Sports)
Son talent est tel que ce jeune homme n'a presque plus le droit au faux pas, et bien sûr, on en attend beaucoup (trop ?) de lui. Il est bien évidemment devenu indispensable, presque irremplaçable. Alors après un début de saison brillant, Yoann Gourcuff a connu un petit coup de moins bien, à partir du mois de février (défaite 1-0 à Marseille 23e j.) jusqu'à ... (après réflexion) cette semaine.
Malgré son but au Havre lors de la 29e journée Gourcuff n'avait pas retrouvé la grâce, l'élégance et l'efficacité qu'on lui connaît. Désormais, avec ses copains de Bordeaux, il se fait à nouveau plaisir et fait plaisir à voir, il s'amuse. Et, coup de dés, c'est en finale de Coupe de la Ligue, face à Vannes, un club de Bretagne, que le natif de la région, se relance. Il inscrit le 4e but des siens. Il se montre impérial et constamment dangereux. Gourcuff a prouvé qu'il savait répondre présent dans les moments importants. Comme un déclic... C'était samedi dernier.
Depuis, Bordeaux a enchaîné, d'abord mercredi face à Rennes, avec une victoire 2-3 puis face à Sochaux, dimanche avec un précieux succés (3-0). A Rennes, s'il est encore nécessaire de rappeler le nom du sauveur, et bien il s'agit encore et toujours de Gourcuff. Il inscrit d'abord le but de l'égalisation puis celui de la victoire. Une élégante manière de trahir son club formateur.
Face à Sochaux ce dimanche, il fait non seulement rêver mais il se montre à nouveau décisif avec un splendide but de la tête à la 14e minute. Un sourire d'enfant en prime. Et dire que son père affirmait la semaine passée dans l'Equipe magazine : « Le jeu de tête ne sera jamais son fort. »
C'est sans doute vrai, mais il s'est joué des pronostics en donnant le change à son papa. Yoann affirmait lui : « que la tête c'est un question d'organisation... Mais aujourd'hui le jeu de tête me fait un peu peur avec ces chocs aériens, ces coups de coude ; Inconsciemment, ça me freine un peu. »
Le milieu de terrain a apparemment trouvé la parade... Se présenter (presque) seul dans la surface de réparation et y aller de son but sans avoir qui que ce soit sur le dos...
Mais Christian Gourcuff n'avait pas eu tort sur tout, à propos du jeu de son fils il disait : « Yoann est émouvant... » Il nous l'a encore montré dimanche. 1 semaine, 3 matches et 4 buts, la Coupe de la Ligue, une place de dauphin, un grand pas vers le titre, un but de la tête, un sourire d'enfant, un rêve, des étoiles, une étoile : Yoann Gourcuff.
Géraldine Weber