









Francis Gillot (entraîneur de Sochaux) : « C'est infernal, cette saison ! Avec le staff médical, il faut faire des examens parce qu'au niveau du coeur, c'est compliqué ! Sur le dernier coup franc, j'ai fait comme Jean Fernandez: je ne l'ai pas regardé. C'était la première fois que ça m'arrivait. Il faut féliciter les joueurs qui ont fait un gros pas vers le maintien. On a su mettre la manière, surtout en première mi-temps, alors qu'en deuxième, on s'est mis le feu. On marque deux beaux buts, travaillés à l'entraînement, avec Mev (Erding), Marvin (Martin) et Afo (Afolabi). C'est la première fois que je fais sortir un attaquant pour faire rentrer un défenseur pour jouer à trois dans l'axe, mais on s'en est bien tiré. On a deux points d'avance sur deux équipes, tous les résultats nous arrangent. C'est bien que Marseille ait gagné à Nancy, parce que Bordeaux sera obligé de gagner à Caen. On a fait 37 matches dans la douleur, on tient le bon bout, il ne faut pas le lâcher. Maintenant, il faut aller prendre un point à Grenoble. Ce sera un match compliqué, comme tous les matches cette saison. On va y aller avec l'envie de prendre au moins un point, ça nous suffit par les temps qui courent. »
Elie Baup (entraîneur de Nantes - photo Presse-Sports) : « Avec la différence de but qu'on a, on a presque les deux pieds dedans. En tant qu'entraîneur, c'est toujours une aventure humaine forte. On n'est pas passé loin, avec une égalisation on pouvait encore espérer, et Sochaux ne nous a pas été franchement supérieur. J'en ai sur la succession de matches à la Beaujoire, où les équipes adverses sont revenues souvent au score, et où on n'a pas été très productif. On a fait des matches à domicile catastrophiques, je pense notamment au Havre. Ce n'est pas (contre) Rennes ou Sochaux (que le maintien se joue): il fallait y penser avant. On arrive ce soir dans une situation extrêmement complexe, il y a très longtemps que j'ai tiré la sonnette d'alarme. Sur la deuxième partie de saison, on n'avait pas le niveau de la Ligue 1. Et il y a eu des enchaînements: les six matches de suspension de Bagayoko, beaucoup de blessures, comme ce soir, ce qui a fait que Faty a joué arrière droit. Ce n'est pas son poste, et il s'en est d'ailleurs bien sorti. Alonzo s'est blessé, c'est à l'image de la phase retour, avec aussi des attaquants qui se blessent. »(AFP)