

















Dur week-end pour Jérôme Rothen (Photo Presse-Sports) : le nul concédé au Parc contre Monaco (0-0), ne permet pas au PSG de se qualifier pour l'Europa Ligue, et le milieu de terrain a du essuyer les sifflets du public samedi et dimanche, lors du jubilé de son ancien coéquipier Pedro Pauleta. Dans une interview donnée à l'Equipe, Jérôme Rothen avance une explication et se livre sans concession sur ses relations avec les dirigeants parisiens : «Le public a réagi à ce qu'il y a dans les médias. On répète que je veux partir, mais moi, je n'ai jamais rien déclaré.» Qui pourrait ainsi le pousser vers la sortie ? «Je pense à Alain Roche, en charge de la cellule recrutement, ou à Sébastien Bazin, le président. Le seul qui m'a toujours soutenu, c'est Paul Le Guen. Et aujourd'hui, il n'est plus là .»
Pourquoi donc une telle défiance envers ses dirigeants ? «Alain Roche, il a passé son temps à me fracasser. Il m'a critiqué auprès de l'entraîneur, puis auprès des dirigeants et des actionnaires, et même dans les loges du Parc». Quant à Bazin : «J'ai senti un changement de comportement. Aujourd'hui, c'est à peine s'il me dit bonjour.» Rothen profite donc de cette fin de saison pour régler ses comptes et dénoncer le traitement dont il a été l'objet, tandis que Roche, comme Bazin, lui auraient par ailleurs affirmé qu'ils souhaitaient le conserver la saison prochaine, en tant que «cadre» de cette équipe: «des paroles en l'air » selon le joueur. A 31 ans, iladmet qu'il n'était pas au mieux cette saison, mais s'emporte quand on met sa motivation en cause, comme l'auraient fait les dirigeants auprès des supporters : «O.K., j'ai fait une saison moyenne, irrégulière. Mais je suis le co-meilleur passeur du club et les gens savent que je ne triche jamais sur un terrain. En cinq ans au PSG, j'ai toujours tout donné.»
Cette situation n'est plus supportable pour Jérôme Rothen, pourtant sous contrat avec le club parisien jusqu'en juin 2011. «Mon départ est inéluctable. On m'oblige à partir. Moi, je pensais vraiment terminer ma carrière à Paris. J'ai refusé une offre de Lyon pour prolonger ici. J'aime ce club, je l'ai dans la peau. Mais avec de tels dirigeants, je ne peux pas rester.» Son discours se durcit encore pour évoquer la gestion du club de son coeur et l'incompétence, selon lui, de l'équipe dirigeante : «Un président qui admet ne rien connaître au foot, un directeur général (Philippe Boindrieux), qui se vante de ne rien y connaître, et un futur directeur sportif (Alain Roche) qui passe entre les gouttes depuis six ans alors qu'il est loin de n'avoir fait que du bon boulot.» Après de telles déclarations, il lui sera en effet difficile de rester au PSG. Son seul souci désormais : pouvoir partir libre du club, alors qu'il avoue avoir des contacts, sans en préciser la nature. Mais il a tout intérêt à rompre son contrat auparavant : «Pas question que le club demande une indemnité de transfert. Pour un joueur dont on ne veut plus, il ne manquerait plus que ça !». Mais pour un club qui a besoin d'argent, ce n'est peut-être pas si évident.