


















A l'occasion du rassemblement de l'équipe de France Espoirs, qui disputera deux matches face à la Tunisie vendredi et face à la Slovénie mardi prochain, Steven N'Zonzi est revenu sur sa belle aventure du côté de Blackburn. Un club où il explose depuis le début de saison. (Photo Presse-Sports)
Les oreilles percées et une grande carcasse qui ressemble comme deux gouttes d'eau à celle de Guillaume Hoarau. Voilà le portrait de Steven N'Zonzi. Cet athlétique milieu de terrain de 20 ans, méconnu en France, a déjà traversé la Manche. Il joue désormais pour les Blackburn Rovers alors qu'il y a encore six mois, il évoluait en Ligue 2 du côté d'Amiens. Depuis sa période picarde, le natif de Colombes a fait du chemin, et même son trou en Premier League. Au point d'avoir déjà disputé neuf rencontres de Championnat cette saison. «Je joue souvent. Je ne regrette pas mon choix. Il faut savoir prendre des risques», nous a-t-il expliqué dans un large sourire.
Outre-Manche, il a eu de la chance de tomber sur une équipe où quelques frenchies évoluaient. Comme Gaël Givet ou Pascal Chimbonda. L'ancien Amiénois raconte : «Gaël, c'est quelqu'un de super. Il m'a aidé dès que je suis arrivé. C'est même lui qui m'emmène à l'entraînement tous les matins, car j'ai perdu mon permis. Mais je vais le récupérer dans peu de temps (rires). Et puis, à part lui, dans la région de Manchester, il y a pleins de Français. On se retrouve souvent tous ensemble et il y a quelques restos sympas. C'est agréable.»
La vie est plus facile avec quelques connaissances, c'est vrai. Car les débuts ont tout de même été un peu délicats. «La barrière de la langue, c'est ce qu'il y a de plus dur. Et même si je parlais un peu anglais, là -bas, ils ont fort accent qu'on ne comprend pas forcément. Depuis, j'ai pris des cours, et ça va beaucoup mieux.» Des Français oui, mais des Anglais aussi. Surtout à l'entraînement. «Au début, ce qui surprend, c'est que ça court partout. Je m'attendais à souffrir, j'ai été servi», explique l'international Espoirs qui compte deux sélections chez les Bleuets.
Depuis le mois d'août, il a largement répondu aux attentes placées en lui par Sam Allardyce, le manager des Rovers : «Il est très rigoureux et exigent. Moi, je donne le meilleur et fais beaucoup d'efforts. Ça me plaît.» Et même si les supporters ne lui ont pas encore dédié de chanson, Steven N'Zonzi voit tout de même aujourd'hui la vie en rose.
Tanguy LE SEVILLER, Ã Clairefontaine