








Probablement titulaire à Croke Park dans l'axe de la défense au côté de William Gallas, Eric Abidal a évoqué vendredi son entente avec son coéquipier. Le défenseur du Barça estime qu'il faudra ne pas hésiter à jouer vers l'avant samedi en Irlande pour éviter de faire des fautes et s'exposer aux coups de pied arrêté. (Photo Presse-Sports)
La pression commence-t-elle à monter en vue du match ?
Pas spécialement. Depuis le début du rassemblement, on est concentré sur l'objectif. Ca va être deux matches avec deux grosses ambiances mais j'ai la chance de jouer à Barcelone dans un stade de 98.000 places. Donc, je n'y pense pas trop. Le public peut avoir de l'influence sur l'arbitre mais sur les joueurs, non. On a l'habitude d'en faire abstraction et il ne faut pas oublier que l'on va jouer le deuxième match à la maison.
Vous attendez-vous à être assailli de ballons aériens ?
Ils ont un point d'appui devant qu'ils essayent de rechercher mais on va tout faire pour imposer notre jeu, tout faire pour qu'ils n'aient pas beaucoup la balle.
Votre association avec Gallas en charnière centrale progresse-t-elle ?
Ce n'est pas facile de trouver les automatismes avec un joueur. Il faut répéter les matches. C'est ce qui se passe maintenant avec William. Mais sur un match, il peut se passer beaucoup de choses. C'est pour cela que contre la Roumanie (1-1, le 5 septembre, ndlr), William a joué avec Escudé pour mettre en place des choses au cas où. Mais avec William, on se sent de mieux en mieux.
Dans quel domaine avez-vous le plus progressé tous les deux ?
On essaye de ne pas se faire prendre dans la profondeur, de se retrouver dans le jeu, de faire des décalages. William est plus offensif que moi sur les coups de pied arrêtés. On essaye de se répartir les rôles et de ne pas se faire prendre en contre. L'action en Serbie (exclusion de Lloris et penalty dès la 9e minute après un long ballon dans le dos, ndlr) nous reste en travers de la gorge avec les conséquences qu'il y a eu derrière.
Avez-vous préparé spécialement les coups de pied arrêtés en vue des barrages ?
Non. C'est l'un de leurs points forts mais à partir du moment où tu ne fais pas de fautes et que tu ne concèdes pas de corner, ils ont moins de chances de tirer les coups de pied arrêtés. Il faut les priver de ballons. C'est un combat d'homme à homme. On est averti et il ne faut pas tomber dans le piège. L'équipe de France doit jouer vers l'avant et à partir du moment où on joue dans leur moitié de terrain, la moitié du travail est faite. Dans nos clubs, on tombe aussi souvent sur des adversaires comme ceux-là . Il ne faut pas tomber dans la provocation, ne pas péter un câble.
L'Irlandais est provocateur ?
Oui mais le Français est intelligent. Il ne faut pas répondre pour terminer le match à 11. Il faut tout faire pour qu'ils puissent s'énerver entre eux.
Que savez-vous du jeu d'attaque des Irlandais ?
On en parle un peu. Keane, il y a pas mal de joueurs dans le groupe qui le connaissent mais il ne faut pas se focaliser sur les attaquants. Ce sont des joueurs qui courent beaucoup, font des efforts pour le collègue. Mais s'ils n'ont pas le ballon et que la France fait le pressing pendant 90 minutes, ce sera compliqué pour eux. Le principal, c'est de gagner les duels, ne pas se faire prendre dans la profondeur et ne pas encaisser de buts. Il faut être prêt au combat et ne pas laisser de chance à cette équipe de respirer.
C'est la première fois fois que vous allez disputer avec les Bleus un match couperet avec autant d'importance...
Je ne suis pas d'accord. Souvent, tu peux passer à la trappe sur un match, là , tu as deux matches, contre la même équipe. Si tu ne passes pas, ce sera terrible. Mais au Mondial 2006, il y a eu aussi des matches compliqués.
Un 0-0 serait-il un bon résultat ?
A partir du moment où tu ne prends pas de buts, c'est un bon résultat parce que l'on joue le deuxième match à domicile. Mais 1-0 pur nous, ce sera mieux.
(AFP)