



















Dans un entretien accordé au quotidien «20 Minutes», l'attaquant international de Chelsea prend la défense de Raymond Domenech. Mais se montre nettement plus offensif lorsqu'il évoque la France. (Photo Presse-Sports)
Raymond Domenech a beau être sous le feu des critiques, il a reçu mercredi un soutien de poids. Celui de Nicolas Anelka. L'attaquant international le clame haut et fortdans les colonnes de 20 Minutes : «Malgré ce qu'on a pu dire, c'est avec Domenech que j'ai les meilleurs rapports.» Une manière d'égratigner au passage ses prédécesseurs : «Je n'ai jamais eu de dialogue comme ça avant avec un sélectionneur, lance le buteur de Chelsea. Avant, il y avait Santini, c'était impossible de parler avec lui. Lemerre, pareil. Jacquet, c'est ça, hein? Impossible aussi.»
Si Anelka reconnaît qu'«aujourd'hui, Domenech est le mal-aimé », il rappelle qu'Aimé Jacquet l'était aussi «à l'époque». Avant de mener la France vers le titre mondial. «Il faut juste être patient, être fort dans la tête. Et lui, il patiente, reprend le joueur aux 14 buts en 63 sélections. Peut-être que dans six mois, il sera le "Boss" et plus personne ne pourra l'insulter.» A la question «Vous ne vous sentez jamais soutenus quand vous êtes avec les Bleus?», il répond: «Non. C'est pour ça qu'on a toujours la rage.» «Faut pas croire, on sait quand on joue mal, ajoute Anelka. Après le match retour face à l'Irlande, on s'est dit avec Evra, Titi: "Mais on a été dégueulasse!" Le coach aussi a dit qu'on a été bidons. On le sait. Mais quand on fait des trucs bien, il faut le dire. On dirait que quand on gagne 3-0, c'est normal. Et quand on perd, là ... allez. C'est pour ça qu'on ne ressent pas de soutien.»
Mais si l'ancien Parisien plaide la cause du sélectionneur national, il se montre moins tendre avec son pays : «Quand tu as vécu et joué à l'étranger, tu ne peux plus revenir en France. On ne t'accepte plus comme tu étais avant. On attend de vous que vous vous cassiez la gueule.» Et d'insister : «En France, tu ne peux pas faire ce que tu as envie, enchaîne-t-il. J'aimerais bien habiter en France, mais ce n'est pas possible. On sait pourquoi, niveau fiscalité... Si je veux rouler en grosse voiture, je suis regardé différemment. Je ne veux pas jouer au foot et payer (aux impôts) 50% de ce que je gagne. Si certains sont choqués tant pis. Mais la France, c'est un pays hypocrite.» Voilà qui a le mérite d'être clair. (Avec AFP)