


















L'affaire va faire grand bruit. Malgré la protection de deux camions militaires, le bus de l'équipe nationale du Togo a été mitraillé par des rebelles, aux alentours de 15H15, à la frontière du Congo et de l'Angola, selon RMC. Selon le milieu de terrain de Grenoble Alaixys Romao, trois joueurs togolais, l'attaché de com' de l'équipe, le médecin, l'entraîneur adjoint et l'entraîneur des gardiens seraient grièvement blessés. Le défenseur Richard Thorson, interviewé par Infosport, a indiqué pour sa part qu'il n'y aurait pas de risque de décès au sein de l'équipe. Le chauffeur du bus de bagages de l'équipe serait, quant à lui, décédé.
«Je vais plutôt bien mais plusieurs joueurs sont dans un sale état, a révélé quant à lui l'attaquant nantais Thomas Dossevi. On est toujours à l'hôpital. On s'est fait mitrailler comme des chiens et on a dû rester 20 minutes couchés sous les sièges pour éviter les balles». L'attaque a eu lieu alors que le car des joueurs venait de pénétrer dans l'enclave de Kabinda, l'un des quatre sites de la 27e édition de la CAN où doivent évoluer les quatre équipes du groupe B (Togo, Côite d'Ivoire, Ghana, Burkina Faso). Selon lequipe.fr, les deux joueurs blessés sont le défenseur Serge Akakpo (balle dans le dos) et le deuxième gardien Kodjovi Obilalé. Ils ont tous deux été opérés dans un hôpital de Kabinda.
Ce grave incident devrait remettre en question la participation du Togo à la CAN et plus globalement le déroulement de la compétition en elle-même. «On ne réfléchit pas encore aux recours possibles, mais c'est vrai que personne n'a envie de jouer. On n'en est pas capable» confie, sonné, Dossevi à lequipe.fr. (Photos Presse-Sports et Reuters)