



















Quatrième meilleur buteur à égalité avec le Nîmois Jean-Jacques Mandrichi, le Brestois Nolan Roux a l'occasion de reprendre l'avantage ce lundi soir face à Arles-Avignon. Interview d'un garçon qui sent bon la joie de vivre.(Photo Presse-Sports)
Nolan Roux, comment ça va depuis le match à Metz (0-0, le 19 janvier) ?
Ça va mieux. Lors de cette rencontre, j'ai reçu un coup sur le pied. En fait, c'est un crampon qui a transpercé ma chaussure, puis mon pied. C'était ouvert. On n'a pas pu recoudre tout de suite parce que c'était encore gonflé. J'ai repris mercredi dernier et je n'ai pas mal.
Tu n'es pas encore très connu en France. Peux-tu nous dévoiler ton parcours ?
Avec mes copains, j'ai joué en 16 ans nationaux. C'était un bon niveau, mais on ne s'en rendait pas trop compte, on jouait d'abord entre amis. A cette époque, je n'avais vraiment pas à l'esprit de devenir professionnel. Puis, Lens et Auxerre m'ont contacté. J'ai visité les installations de La Gaillette et ça m'a fait un choc. C'était top. J'ai donc signé avec le RCL. Malheureusement, dès mon arrivée, je me suis blessé au ménisque et je n'ai pas pu jouer pendant 7 mois. Mais à mon retour, j'ai marqué de suite et tout est rentré dans l'ordre.
Pourtant, malgré tes bonnes performances en réserve avec Lens, les dirigeants Sang et Or ne t'ont jamais vraiment fait confiance.
Il y avait beaucoup de concurrence. Quand vous avez Maoulida, Monnet-Paquet ou Dindane devant vous, ce n'est pas facile. Les dirigeants ne vont pas se dire "tiens, et si on faisait jouer le petit jeune". J'ai donc choisi de partir. J'étais d'accord pour aller en prêt à Gueugnon pour toute la saison. Puis Brest est arrivé et souhaitait un transfert sec. Ils m'ont proposé trois ans de contrat. Lens a accepté et je me suis dit que c'était le tremplin idéal. Ainsi, j'ai le temps de m'aguerrir.
Et tout va bien désormais avec Brest. Vous êtes deuxièmes de Ligue 2...
Le plus dur commence. Maintenant, on est attendu. On se doit de faire des résultats vu qu'on est course pour la montée. Quand tu joues le maintien, tu n'es pas obligé de gagner de tous les week-ends, là , si. La star à Brest, c'est l'équipe, pas les joueurs.
En plus, tu as parfaitement réussi ton intégration. Tu en es déjà à neuf buts...
Je m'amuse tellement dans cette équipe. Les mecs se mettent le cul par terre pour les autres. Il y a une cohésion impressionnante. C'est un club familial en plus, d'où ma bonne intégration. Brest, c'est du tonnerre. Il n'y a jamais d'engueulade.
En tant qu'attaquant, quelles sont tes qualités ?
J'arrive toujours à être dangereux. J'arrive à bien me placer. Mon jeu de tête est un peu défaillant, même si j'ai progressé. Dans l'équipe, tout le monde me fait confiance et mes performances dépendent de l'équipe.
Avec cette superbe saison que tu réalises, de nombreux clubs doivent s'intéresser à toi ?
Brest a osé me prendre alors que je ne jouais quasiment qu'en réserve à Lens. Je travaille tous les jours et je ne pense pas au futur. De toute façon, j'ai encore beaucoup de choses à apprendre. Mon objectif est de mettre quinze buts cette saison.
Propos recueillis par Tanguy LE SEVILLER