



















Quatorzième de Ligue 1 à déjà 19 points du leader bordelais et 10 de cette quatrième place qu'il disait viser en début de saison, le Paris-SG va mal. Comme (trop ?) souvent ces dernières années. (photo Presse-Sports)
«On n'est pas au PSG pour gagner des matches, on y est pour gagner des titres» (Antoine Kombouaré). «Cette saison, il faudra se qualifier pour une Coupe d'Europe» (Robin Leproux). Les mots sont les mêmes, les objectifs aussi. Chaque année, le Paris-SG vise les sommets. Et chaque année, il passe à côté. Le club de la capitale, qui déclarait il y a quelques semaines de cela viser la quatrième place, doit se rendre à l'évidence. Cette saison va être longue. Très longue. Distancé en Championnat (14e), éliminé de la Coupe de la Ligue par une équipe de bas de tableau de Ligue 2 (Guingamp), il n'a plus, à mi-parcours, que la Coupe de France pour seul objectif.
Seul problème, mais de taille, cette faillite est devenue récurrente depuis quelques années. Hormis un exercice 2008-09 tout juste satisfaisant (6e), mais sans qualification européenne au bout, le Paris-SG enchaîne les déceptions depuis plusieurs saisons. Passé tout près de la relégation en 2008 (16e) et 2007(15e), 9e les deux saisons précédentes, il faut remonter à 2004 pour trouver trace d'une équipe parisienne jouant le podium final (2e). Et les deux Coupes de France (2004 et 2006) et la Coupe de la Ligue (2008) remportées par le club ne peuvent suffire à rendre le sourire à un public parisien habitué à beaucoup mieux dans les années 90. Mais les temps ont changé. Et les finances aussi, surtout depuis l'arrivée de Colony Capital. Si l'enveloppe de 12 millions d'euros allouée cet été aux transferts a été plutôt bien utilisée (Erding, Jallet...), elle n'est pas suffisante. Lyon a dépensé 72 millions, Marseille 40, Bordeaux 30...
Paris a certes un bon onze, solide et plutôt séduisant. Mais pas de banc. Et la moindre absence se fait sentir. Les longues indisponibilités d'Erding, et surtout de Hoarau, en sont la meilleure preuve. Le mercato hivernal, qui a fermé ses portes lundi soir à minuit, aurait pu permettre au PSG d'étoffer un peu ses troupes. Il en a profité au contraire pour dégraisser. Alors qu'il manque de défenseurs centraux et compte peut-être trop sur le tout jeune Sakho, Paris a laissé filer Bourillon à Lorient. Quand Kombouaré affirme avoir besoin d'un milieu gauche de métier, il laisse Rothen, tout juste revenu de Glasgow, signer à Ankaraguçu. Et côté arrivées ? Rien. Juste le retour de l'onéreux et inexistant Kezman.
Séduisant contre Monaco (0-1) et à Lyon (1-2), lors de ses deux dernières sorties, le Paris-SG a parlé, à juste titre, de malchance. Mais celle-ci ne peut suffire à justifier l'accumulation de saisons manquées. - B. Ro.