











Paris qui sombre au Parc face à Lorient, Ben Arfa qui remet l'OM dans le droit chemin, Rennes qui flambe, Lyon qui inquiète : comme après chaque journée, Francefootball.fr dresse le bilan du 23e épisode de la Ligue 1. (Photos Presse-Sports)
Marseille est toujours candidat - En écrasant Valenciennes au Vélodrome dimanche (5-1), l'OM a fait oublier sa défaite à Montpellier (0-2). Mais plus que ce résultat, qui ramène les Olympiens à neuf points des Girondins avec un match en moins, c'est l'état d'esprit affiché et la performance produite par certains (Ben Arfa, Valbuena, Lucho) qui relance complètement les hommes de Didier Deschamps dans la course au titre. La qualification pour la finale de la Coupe de la Ligue aurait-elle servi de déclic aux Marseillais ? Ces derniers semblent en tout cas armés et motivés pour faire face aux nombreuses échéances de leur fin de saison.
Rennes sonne la charge - Les Bretons n'ont pas manqué leur rendez-vous avec le champion en titre, samedi. En battant Bordeaux dans une rencontre pleine de rebondissements et d'intensité (4-2), le Stade Rennais a retrouvé de l'ambition. Portés par un Sylvain Marveaux de plus en plus impressionnant, les Rouge et Noir peuvent toujours rêver d'Europe. Avec douze buts inscrits lors de leur trois dernières rencontres, toutes compétitions confondues, les hommes de Frédéric Antonetti affichent en plus un potentiel offensif de premier ordre.
Grenoble veut y croire - Qui l'eût cru ? Après un seul point pris lors des six dernières journées, le GF 38 a fait exploser la défense d'Auxerre, samedi au Stade des Alpes (5-0). Un deuxième succès de la saison marqué par le retour en forme de Nassim Akrour et Daisuke Matsui, tous deux auteurs d'un doublé. Revenus à treize points de Nice et Saint-Etienne, les Isérois veulent toujours croire au maintien. Leur volonté, mais aussi le souvenir de leur sprint fantastique d'il y a deux ans, ayant abouti à la montée en Ligue 1, plaident en tout cas en leur faveur.
Paris coule en silence - Sur fond de rupture définitive entre le public et l'actionnaire majoritaire du club, Colony Capital, le PSG a sombré à domicile face à Lorient samedi (0-3). Après un but injustement refusé à Hoarau en début de match, les Parisiens ont complètement craqué, provoquant l'ire de leur public. Pour la première fois, la démission d'Antoine Kombouaré a même été demandée. Désormais quinzième du classement, le club de la capitale ne rêve plus, et fait encore moins rêver. Le manque de caractère de cette équipe semble irréversible. Dans ce climat délétère, Paris jouera sa saison à Vesoul mardi, en huitièmes de finale de Coupe de France.
Lyon n'est pas prêt - Dans huit jours, l'Olympique Lyonnais recevra le Real Madrid en huitièmes de finale aller de la Ligue des champions. Difficile de croire à un exploit au regard des dernières performances de l'OL, dont la dernière à Toulouse dimanche (0-0). Certes, les hommes de Claude Puel ont joué les trente dernières minutes de la rencontre à dix contre onze, mais même à égalité numérique, ils ont paru étouffés par les Toulousains. A un peu plus d'une semaine de son grand rendez-vous européen, le collectif rhodanien inquiète. Et pourtant, Lyon a pris dix points en quatre journées depuis la reprise...
A Marseille, les semaines passent en ce début d'année, en apportant à chaque fois le même sentiment : Hatem Ben Arfa a retrouvé son chemin. Un an et demi après son arrivée dans la cité phocéenne, l'ancien Lyonnais a incontestablement livré sa meilleure performance sous le maillot de l'OM face à VA, dimanche (5-1). Auteur d'une superbe talonnade offrant l'ouverture du score à Lucho, Ben Arfa a survolé la rencontre, mettant au supplice la défense nordiste. « Mentalement, j'ai grandi », affirmait-il la semaine passée à La Provence. Et au vu de son attitude sur le terrain, de son sourire retrouvé, on est bien obligé de le croire. Il va sans dire que s'il confirme ces nouvelles promesses, tout comme son compère Lucho, l'OM pourra se remettre à rêver. Mais prudence, car confirmer a toujours posé problème au feu follet marseillais. Et la médiocrité ne lui sera jamais permise.
Cédric Chapuis