



















Le calendrier de ce mois de février ennuie beaucoup les Girondins de Bordeaux et leur entraîneur, Laurent Blanc. Alors qu'il souhaitait pouvoir décaler son match face à l'AJ Auxerre, prévu trois jouirs avant d'affronter l'Olympiakos en Ligue des champions, le technicien bordelais risque de ne pas obtenir satisfaction. « Au départ, on voulait avancer le match d'Auxerre de 24 heures car il me semblait qu'avoir quatre jours de récupération avant l'Olympiakos était une bonne chose, a expliqué le coach des Girondins en conférence de presse, lundi. Cette demande n'est pas inacceptable, elle pouvait paraître logique, avoir une réception positive étant donné qu'il y a une équipe (NDLR: l'OM, avant son match retour face au Real Madrid, début décembre) qui a reporté son match pour préserver ses chances de passer en Ligue des champions. »
Mais Blanc a vite déchanté, la LFP refusant la demande bordelaise : « On nous a répondu : "On ne peut pas, car votre match contre Saint-Etienne est décalé au dimanche 14 sur Canal + et que vous avez eu la bonne idée de vous qualifier pour la demi-finale de la Coupe de la Ligue qui se jouera le mercredi 17". Alors, dimanche soir (Saint-Etienne), mercredi soir (Lorient), samedi soir (Auxerre), mardi soir (Olympiakos) : quatre matches en dix jours, où est-ce que l'on protège les clubs qualifiés en Ligue des champions ? Si c'est ça la protection, ce n'est pas la sécurité sociale. Donc, on attend. Comme on ne peut pas l'avancer au vendredi, on espère qu'il sera remis mais ce n'est pas gagné. » Du coup, l'entraîneur des champions de France menace clairement d'envoyer une équipe réserve à Lorient, en demi-finale de Coupe de la Ligue, le 17 février. Ira-t-il au bout de son action, ou la LFP fera-t-elle preuve de bon sens ? Affaire à suivre.