











Quatre 8es de finale de la Coupe de France se jouent ce mardi. Si les oppositions entre Boulogne (L1) et Guingamp (L2) et Beauvais (NAT) et Sochaux (L1) paraissent assez ouvertes, Rennes (L1) et surtout le Paris-SG (L1) devront se méfier de leurs statuts de grands favoris face à Quevilly et Vesoul, modestes clubs du CFA. (Photo Presse-Sports)
Le charme de la Coupe de France va-t-il une nouvelle fois agir ? Si une qualification de Guingamp (L2) ou Beauvais (NAT), à Boulogne (L1) ou contre Sochaux (L1), ne feraient pas franchement office d'exploits, celles de Quevilly et Vesoul, face à Rennes ou Paris en seraient d'authentiques. Rennes, qui vient de battre Bordeaux, champion en titre, avec la manière (4-2), devra pourtant se méfier d'une équipe de Quevilly 9e du groupe D en CFA. D'autant que les Normands restent sur deux victoires consécutives contre Mantois (2-0), et à Viry-Chatillon (3-1) ce week-end. «Il faudra être sérieux et professionnel. Quand je dis qu'il faut être professionnel, ça vaut aussi pour le staff. Ce ne sera pas simple. Par expérience, je sais que dans ces régions, il y a beaucoup d'engouement. Il faudra faire le métier», a prévenu Frédéric Antonetti, l'entraîneur rennais, soucieux de jouer cette Coupe de France «à fond».
Même si une élimination rennaise ferait tâche face à un adversaire d'un si petit calibre, elle serait bien moins dramatique que celle du PSG puisque les Bretons sont toujours en course pour l'Europe. Paris, en revanche, n'a plus que la Coupe de France pour tenter de faire passer la pilule à ses supporters. 15e de Ligue 1, le PSG vient de se faire fesser au Parc des Princes par Lorient (0-3), sa quatrième défaite de rang en Championnat. Du coup, ce match sur le terrain synthétique de Vesoul, 16e de son groupe A en CFA, revêt une importance... capitale. «Il est important de vite renouer avec la victoire pour retrouver la confiance et apaiser les esprits», a d'ailleurs déclaré Antoine Kombouaré en conférence de presse.
Une élimination face à cette modeste équipe, qui n'a plus gagné en Championnat depuis le 11 novembre (3 défaites et 1 nul), contre Colmar (1-0), et qui a fait match nul ce week-end contre Compiègne (0-0), sonnerait sans doute le gong de fin pour le Kanak sur le banc parisien. Dans le camp d'en face, la motivation est énorme. «Le club a très bien travaillé pour que ce soit une fête parfaitement réussie. C'est une rencontre qui appartient aux joueurs. Le PSG a perdu 3-0 face à Lorient donc je pense que les Parisiens seront très motivés. Je fais confiance aux joueurs. Ils sont capables de faire un résultat», a de son côté déclaré Yves Beley, vice-président de Vesoul. Même contre des amateurs, Kombouaré et Paris auront encore une sacrée pression à surmonter. D.Be.