






Et dire que Rennes venait d'étriller Bordeaux (4-2), le leader de la Ligue 1. Et dire que depuis trois matches, l'attaque bretonne tournait à la moyenne hallucinante de quatre buts par rencontre. Mardi soir, l'équipe de Frédéric Antonetti est tombée de haut. De très haut. Elle a chuté en 8e de finale de la Coupe de France sur la pelouse de Quevilly (0-1, Photo Presse-Sports). Dit autrement : le 9e du groupe D de CFA s'est offert le scalp du 8e de Ligue 1, finaliste de la précédente édition. « Il faudra faire le métier », avait pourtant prévenu Antonetti. L'entraîneur rennais n'a pas été écouté. Les Rouge et Noir se sont faits surprendre juste avant le repos, lorsque Grégory Beaugrard s'est joué de la charnière Mangane-Hansson pour battre Douchez (1-0, 44e).
Malgré les titularisations de Briand, Gyan et Bangoura, les Bretons se sont quant à eux montrés incapables de forcer le verrou normand. Tombeur d'Angers (L2) au tour précédent, Quevilly créé donc le premier exploit de ces 8es de finales. Comme une manière de rappeler à la France du foot qu'au siècle dernier, ce petit club de la banlieue rouennaise avait atteint la finale de l'épreuve. C'était en 1927. - G. Ba.