



















Patient et très bavard, Vahid Hallilodzic n'a pas hésité à se coucher tard mardi soir pour répondre aux questions de France Football.fr. L'ancien coach du Paris Saint-Germain revient notamment sur son départ de la sélection ivoirienne et sur ses projets à venir. (Photo Presse-Sports)
Moins de quinze jours après votre limogeage de la sélection ivoirienne, que devenez-vous ?
Je ne suis pas sur le marché du travail. J'ai eu cinq propositions, mais je n'ai pas donné suite. Je suis simplement triste et dégoûté. Ce sont 21 mois qui sont partis en fumée en moins de dix minutes durant la CAN. Après 23 matches sans défaite, c'est bizarre. Je vais d'abord prendre du repos, parce que, j'ai quand même pensé à arrêter le football. Quand la politique s'invite dans le sport, c'est compliqué.
La Côte d'Ivoire, emmenée par Didier Drogba, peut-elle aller loin à la Coupe du monde ?
Déjà , je tiens à remercier tous les joueurs qui m'ont soutenu après mon départ. C'était incroyable. Ils étaient aussi dégoûtés que moi. Pour le Mondial, ils ont un groupe difficile (Brésil, Portugal, Corée du Nord). Pour passer, il faudra gagner contre l'un des deux gros, le Brésil ou le Portugal. S'ils passent, les Ivoiriens pourraient retrouver l'Espagne...Ce sera dur. En tout cas, c'est une grosse déception pour moi. Pour tout vous dire, dans ma tête, j'avais déjà préparé des tactiques pour affronter le Portugal et le Brésil.
Et l'équipe de France, où ira-t-elle ?
Ce sera difficile pour elle. Son match face à l'Espagne m'a un peu attristé. Le foot, c'est le collectif d'abord. Aujourd'hui, ce que je vois, c'est plutôt du chacun pour soi.
Un retour en France est-il envisageable ?
On verra. Je n'y pense pas trop. Pour l'instant, je réside à Lille et j'irai voir quelques matches ici et là . Aider Paris ? (long silence). Non, pas pour le moment. Ce club, c'est comme la Côte d'Ivoire, c'est ma grosse déception.
Propos recueillis par Tanguy Le Seviller