



















Déjà vainqueur à l'aller sur la pelouse du Milan AC (3-2), Manchester United n'a même pas eu à forcer son talent pour corriger une formation italienne bien trop timide (4-0). Auteur d'un nouveau doublé, Wayne Rooney a encore crevé l'écran. (Photo P-S)
Le miracle n'a finalement pas eu lieu. A dire vrai, il n'a même pas eu le temps de se dessiner. Dominés d'un bout à l'autre de la rencontre par une équipe mancunienne décidément intenable, les Milanais ont tout simplement bu la tasse dans le «Théâtre des Rêves» (0-4). La faute à qui ? A l'inarrêtable Wayne Rooney, comme toujours. Déjà auteur d'un doublé à l'aller (3-2), le génie rouquin ne s'est pas fait prier pour récidiver. Celui qui en est déjà à 23 buts en 27 matches de Championnat (!) a d'abord ouvert la marque d'une jolie tête décroisée, sur un service parfait de Neville (13e). Puis il a mis un terme à tout suspense dès le retour des vestiaires, en coupant parfaitement un bon centre de Nani (47e). Ses 31e et 32e buts de la saison, toutes compétitions confondues... Fin de l'histoire.
De son côté, Milan n'a existé offensivement que par les dribbles déroutants d'un Ronaldinho bel et bien revenu au meilleur de sa forme. Mais l'ancien Parisien a eu beau se démener, il n'a pas pu tout faire à lui seul. Borriello n'a rien montré, Huntelaar non plus, alors que Pirlo n'a existé que par quelques ouvertures dont il a le secret. Au final, les Rossoneri ne se sont procurés que trop peu d'occasions franches pour espérer renverser une situation aussi compliquée que la leur. Alors MU s'est contenté de gérer, avant de donner au score des allures de correction par Park (58e) et Fletcher, en toute fin de match (89e).
Comme souvent, le public d'Old Trafford en a pris plein les yeux. Outre le récital offert par ses protégés, il a également pu fêter comme il se devait le retour à la maison de David Beckham, entré à l'heure de jeu pour Milan (62e), et plutôt bien inspiré sur le rectangle vert. Puis il a offert dans la foulée une standing-ovation on ne peut plus méritée à son chouchou, Wayne Rooney, remplacé par Berbatov (65e). Avant de rentrer à la maison des rêves plein la tête. Leader en Championnat et déjà vainqueur de la Carling Cup, ce Manchester là a encore de beaux jours devant lui. - B. Ro.