



















Éliminé de la Ligue des champions par l'Olympique Lyonnais (1-1, 0-1), le Real Madrid est «en colère», comme l'explique Iker Casillas. Manuel Pellegrini, l'entraîneur, ne veut surtout pas abandonner l'équipe. (Photo Presse-Sports)
Manuel Pellegrini (entraîneur du Real Madrid): «En première mi-temps, nous avons développé un jeu de qualité mais en seconde période nous sommes tombés dans les actions individuelles et notre jeu s'est étiolé. J'ai déjà dit que je n'allais pas jeter l'éponge. Cela me paraît absurde d'abandonner. Je ne veux pas céder à d'éventuelles spéculations. Lyon nous a bien contré. Je pense qu'à tous les niveaux, nous avons été très bien en première période, même individuellement, mais après la mi-temps, l'individualisme a pris le pas sur le collectif. Cela a été notre faute. Parfois, les individualités peuvent faire la différence. Ce n'était pas le cas ce soir. Nous sommes sur la première année. Bien sûr, nous aurions aimé tout gagner mais nous sommes encore bien placés en Liga et il faut maintenant tourner la page le plus vite possible. Il faut essayer de repartir psychologiquement. Mes prédécesseurs, comme Capello, ont vécu ce type d'échec et ont terminé champion en fin de saison. Ce n'est pas un projet sur six mois. Cela va beaucoup plus loin».
Esteban Granero (milieu du Real Madrid): «On aurait pu mener plus à la mi-temps. En seconde période, on a le contrôle du jeu mais ils jouent bien. C'est un coup très dur pour nous et les supporters, qui méritaient mieux. Cela ne va pas du tout nous aider pour le Championnat».
Iker Casillas (gardien du Real Madrid): «Nous ressentons tous beaucoup de rage. Nous sommes tous très en colère. C'est dur à digérer, surtout pour les joueurs qui sont ici depuis longtemps. C'est un coup de massue. Je demande pardon aux supporters pour cette défaite en Ligue des champions, dans laquelle nous avions placé les plus grands espoirs. Nous devons assumer notre part de responsabilité».
Jorde Valdano (directeur général du Real Madrid): «J'ai beaucoup souffert comme tous les supporters de Madrid. J'avais beaucoup d'espoirs dans cette compétition. Mais nous n'avons pas su nous imposer à un rival qui a beaucoup de métier, qui nous a livré un match très dur en tant que visiteur, et qui a su surmonter la situation difficile qu'il a connue en première mi-temps. Pendant la deuxième mi-temps, je crois que nous avons accusé la fatigue. Un mélange de fatigue et d'ambition a fait que nous avons perdu le contrôle du match, et finalement la qualification. Cela nous fait réellement très mal. C'est une soirée triste. Maintenant, c'est l'heure de la modération sur le plan institutionnel et d'encourager les joueurs. Quand je parle de modération institutionnelle, c'est exactement à ce genre de question que je me réfère (sur l'avenir de l'entraîneur Manuel Pellegrini). L'entraîneur du Real Madrid est toujours accompagné par la polémique. Nous avons confiance dans son travail et il reste beaucoup à faire cette saison. Son contrat se poursuit la saison prochaine et donc les plans du clubs sont qu'il reste entraîneur du Real Madrid. Nous devons maintenant être plus soudés que jamais, encourager les joueurs, faire preuve de personnalité pour affronter les critiques qui ne vont sûrement pas manquer. C'est le prix à payer pour être au Real Madrid. C'est un club qui donne énormément et qui exige beaucoup en retour». (avec AFP)