14/02/2012 à 09:00
 
 
commentaires
 
C3

Imorou : «Braga est en train d'exploser en Europe»

Emmanuel Imorou évolue désormais à Braga(EQ)

Arrivé à Braga l'été dernier, Emmanuel Imorou, ancien joueur de Châteauroux, s'était fixé pour objectif de revenir dans le groupe pour la Ligue Europa, ce mardi, contre Besiktas. Encore trop juste, il nous a confié «être arrivé dans le club qui monte au Portugal». Entretien. (Photo Presse-Sports)

«Emmanuel, où en êtes-vous physiquement ?
Je reviens de blessure. J'ai repris la semaine dernière avec le groupe. Ça faisait plus de quatre mois que j'étais arrêté donc je suis encore juste physiquement. J'avais eu une déchirure à l'adducteur lors d'un match de Coupe sur un terrain synthétique. J'avais senti un gros crac. En plus de ça, l'un de mes tendons s'était fissuré. Et c'est ça qui a mis du temps à cicatriser.

Vous aviez pour objectif de revenir dans le groupe pour le match de Ligue Europa, ce mardi, contre Besiktas. Finalement, vous êtes trop juste.
Le latéral gauche habituel est suspendu, c'est pour ça que je m'étais fixé cette date-là. Mais je n'ai aucun rythme. J'espérais quand même être dans le groupe. C'est difficile de rentrer dans une équipe qui joue bien. A priori, c'est Hugo Miguel Lopes, prêté par Porto, qui devrait jouer même si c'est un latéral droit. Pour en revenir à Besiktas, on commence à domicile, donc ça ne va pas être simple.

«Braga, c'est carrément le club qui monte»

Vous restez quand même sur une incroyable série de 9 victoires de suite.
On est pleine confiance. Même si on est un cran en-dessous de Benfica et Porto parce qu'on n'a pas le passé qu'ils ont, il y a pas mal de bons joueurs ici. Le président (Antonio Salvador, ndlr) gère très bien les choses. Braga est en train d'exploser en Europe. C'est carrément le club qui monte.

Le titre, c'est jouable ?
Ça va être compliqué. Porto est à égalité avec nous, mais ils ont un match en moins alors que Benfica n'a pas encore perdu un match cette saison. Après en Coupe de la Ligue, on est en demi-finale. Même si on a un bon tirage (Gil Vicente, l'autre demie oppose Benfica à Porto, ndlr), il faut passer tout le monde si l'on veut gagner. On ne retient que les vainqueurs.

«Je voulais sécuriser mon avenir»

Pour en revenir à vous, comment vous êtes-vous retrouvé au Portugal ?
J'étais en fin de contrat à Châteauroux et je ne me voyais pas forcément rester là-bas. A la base, j'avais des contacts avec Beira Mar où Leonardo Jardim, qui est actuellement à Braga, était en poste. J'ai signé jusqu'en 2016. Je voulais sécuriser mon avenir car je viens d'avoir un enfant. En plus, j'ai un ami qui est là également, Robin Prévitali (à Naval en deuxième division, ndlr).

Malgré la distance, continuez-vous à suivre ce qu'il se passe en France ?
Carrément ! Je regarde Châteauroux, mon ancien club où il y a encore Romain Grange, l'un de mes meilleurs potes. Je suis tout le temps en contact avec lui. Mais sinon, je suis abonné aux chaînes de sport portugaises. Mais pas que. Si mes potes jouent sur CFoot, j'essaye de trouver un lien sur Internet.

Sur CFoot, il y a notamment Romain Alessandrini de Clermont, l'un de vos amis, que l'on voit régulièrement cartonner avec Clermont.
Effectivement, on s'est connu à Gueugnon. Y'a sa bande aussi avec lui (rires). Je les connais aussi. Ça a l'air de bien marcher pour eux même si c'est vachement serré. La Ligue 2 est très homogène. N'importe qui peut battre n'importe qui.»

Propos recueillis par Tanguy LE SEVILLER

Réagissez à cet article

Mot de passe : Mot de passe oublié ?
Votre commentaire