rami (adil) (L'Equipe)
A lire dans FF - L'entretien

Rami : «J'ai encore à donner pour les Bleus»

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Adil Rami : «J'ai encore à donner pour les Bleus»

Après deux saisons à l'AC Milan, Adil Rami a décidé de retourner en Espagne cet été. Histoire de retrouver la Ligue des champions avec le FC Séville, mais aussi de mettre toutes les chances de son côté pour retrouver l'équipe de France. Cette semaine, l'ancien lillois se livre avec beaucoup de naturel et de franchise à France Football. Morceaux choisis.

Son caractère à fleur de peau

«Lorsque je quitte un club, je n’arrive pas à dire au revoir aux gens. Je préfère revenir quelques mois plus tard : "Bon, ben, je suis là, allez, on va au resto." C’est peut-être aussi pour ne pas montrer des signes de faiblesse. Là, je suis à Séville, mais ma femme est à Milan où elle récupère nos affaires, et elle est allée revoir toutes nos connaissances. Tout le monde lui a dit : "Ça craint, Adil n’est pas venu nous dire au revoir. Mais tu lui feras un gros bisou." Ma femme m’a raconté que tout le monde parlait de moi en bien. Elle est revenue à Milan parce qu’elle est plus forte que moi. J’ai vraiment une sensibilité de malade.»

Son expérience de mécanicien

«C'est pour ça que je suis si proche de ma famille, parce qu'on a tous galéré plus jeunes»
«Je ne voulais pas faire ça, je voulais être footballeur professionnel. Aujourd’hui, je suis encore debout. Et souvent, après les matches, ou quand je suis en voiture, je repense à cette période où j’étais mécanicien pour le parc auto de la mairie de Fréjus. C’est pour ça que je suis si proche de ma famille, parce qu’on a tous galéré plus jeunes. Chaque été, encore aujourd’hui, je pars en vacances avec des potes du quartier où j’ai grandi. On se réunit et je leur demande : "Cette année, vous voulez aller où ?" On est déjà allés en Grèce, au Maroc, en Turquie, en Tunisie...»

Ses rapports avec Berlusconi à Milan

Adil Rami sous le maillot de l'AC Milan. (L'Equipe)
Adil Rami sous le maillot de l'AC Milan. (L'Equipe)
«Il est arrivé à deux reprises que quelqu’un du Milan me dise : "Le président veut te parler. Le téléphone est là..." Dans ces cas-là, tout le monde s’écarte et on te laisse parler avec lui tranquillement. C’était pour me féliciter. Une fois, c’était après un derby en Championnat la saison dernière (1-1, 23 novembre 2014). "Bravo ! Je sais qu’arrière droit, ce n’est pas ton poste", m’avait-il dit. J’avais fourni une très bonne prestation. Il m’avait aussi complimenté après le dernier match de Serie A en 2013-2014. J’avais fait un tacle extraordinaire sur un adversaire qui partait seul au but. Il m’avait glissé au téléphone : "Félicitations ! J’ai apprécié ton match et ton geste. À l’année prochaine..."»

L'équipe de France

«J'ai demandé conseil à Deschamps. Je lui ai aussi dit que j'aime la France»
«Si j'ai contacté Didier Deschamps avant de signer au FC Séville ? Ah oui, bien sûr ! Je lui ai demandé conseil. Mais cette conversation, je vais la garder pour moi. Je lui ai aussi dit que j’aime la France. En signant au FC Séville, j’ai respecté les critères par rapport à l’équipe de France. J’ai fait ce choix pour mettre toutes les billes de mon côté. Le FC Séville a gagné les deux dernières Ligues Europa et le club jouera la Ligue des champions cette saison. Unai Emery est un grand entraîneur que j’ai déjà eu un an à Valence (2011-2012). (...) L’équipe de France, on va voir. Je ne revendique rien, mais je sais que j’ai encore à donner pour les Bleus.»
 
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