Ligue des Champions- PSG

Blanc sur le dérapage de Serge Aurier : «Je l'ai très mal pris»

L'entraîneur du PSG Laurent Blanc a qualifié de «pitoyable» le dérapage de son défenseur Serge Aurier ce week-end sur les réseaux sociaux.

Laurent Blanc s’est présenté à la presse dans un amphithéâtre du Parc des Princes bondé, ce lundi en début d’après-midi. L’intérêt pour l’affiche sans doute, celle qui attend le PSG face à Chelsea mardi (20h45). Mais évidemment pour «l’affaire Aurier», le latéral droit mis à pied par son club pour avoir tenu des propos injurieux à l'égard de son entraîneur et de coéquipiers dans une vidéo sur Périscope. Le cas de l'Ivoirien a plané au-dessus de la demi-heure qu’a duré la conférence de presse... Récit.

Il est tout juste 14 heures quand l’entraîneur parisien arrive, précédé par Marco Verratti. Dans un coin de la salle ont pris place Jean-Martial Ribes, directeur de la communication de QSI, et Jérôme Touboul, directeur de la communication du PSG. Avant même la première question, Yann Guérin, l’attaché de presse, prévient l’assistance : «Seul Laurent Blanc répondra à une seule question concernant l’affaire Serge Aurier.»

«Et le remerciement que j'ai, c'est ça...»

Après quelques questions pour Verratti, l’Italien quitte l’estrade. Arrive alors la question que tout le monde attend : «Comment avez-vous pris les propos d’Aurier et est-il possible de le voir rejouer pour le PSG un jour ? »
Blanc, qui apparaît assez serein et a préparé le sujet, ne fuit pas. La réponse est cinglante : «Je l’ai très mal pris. Dans la mesure où - je pense qu’on peut avoir certains avis, certaines opinions, on est en démocratie et c’est heureux -, mais ce garçon, vraiment, il y a deux ans, je me suis vraiment engagé vis-à-vis de ma direction pour le faire venir à Paris. Et le remerciement que j’ai, c’est ça. Je trouve cela pitoyable. Je n’en dirai pas plus car nous sommes à la veille d'un match capital.» 

Pourtant, sans attendre la seconde question, Laurent Blanc, visiblement affecté par une histoire dans laquelle il se sent trahi, prolonge : «Il s’est pénalisé lui-même. Il aurait dû se préparer pour jouer un huitième de finale de C1 demain. C’est quand même mieux que de rester chez soi. Que le joueur se pénalise, à la limite il en subira les conséquences. Mais il pénalise le club à travers l’image qu’il peut donner. J’ai côtoyé cette nouvelle génération, il y a beaucoup de personnes de cette génération qui passent leur temps à s’excuser. Je pense qu’avant de s’excuser, il faut réfléchir avant, ça permet de ne pas s’excuser.»

«Allez, à Chelsea s'il vous plaît...»

Il est relancé : «Peut-il rejouer ? » Là, sa réponse se fait plus floue : «Tu sais que le club a pris des décisions, à ce moment-là si le club prend de nouvelles dispositions vous le saurez aussi. S’il a un problème avec moi, je ne me servirais pas de vous pour régler mon problème. J’ai toujours fait comme ça, j’ai 50 ans, on ne va pas me changer. Allez, à Chelsea s’il vous plaît.»

Entre deux questions sur le choc face aux Blues, quelques journalistes insistent. Après l’épisode David Luiz (qui n’a pas souhaité être remplacé à Marseille après un choc malgré le choix de Blanc), a-t-il le sentiment que son autorité est mise à mal ? «C’est une question sur Chelsea, ça ? On pourra en discuter un autre jour», évacue l'entraîneur tout juste prolongé.

«Aucun club n'est à l'abri»

Mais il est perceptible que l’affaire le taraude et, à plusieurs reprises, il y revient lui-même au détour d’une phrase. «On se serait bien privés de cette fameuse histoire mais le plus important c’est ce match de C1 (…) Bien sûr qu’on est perturbés par ce qui arrive. (…) C’est votre travail, vous en avez fait beaucoup, beaucoup, beaucoup.»

Un confrère s’essaie à une dernière tentative. «Vous dites souvent que le PSG est un jeune club. Ça n’aurait pas pu arriver dans de grands clubs ? » L’attaché de presse du PSG intervient : «Désolé, ça ne concerne pas du tout Chelsea.» Mais Blanc, intéressé par la question, prend le micro : «Aucun club n’est à l’abri, notamment avec les réseaux sociaux. Ça devient compliqué de tout maîtriser en termes de communication.» Dans un contexte aussi explosif, la sienne aura été plutôt habile.
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excelsior 16 févr. à 0:41

Vous êtes de ceux qui après Knysna, ne voulaient pas sanctionner, la France entière avait été sali par une poignée de sales gosses, mais comme vous n'étiez pas touché directement, vous avez passé l'éponge, et d'autres affaires ont ensuite eu lieu , mais comme vous disiez, je juge le sportif, pas l'homme. Mais là, bizarrement, vous ne laissez pas tomber, vous allez vous mettre Zizou et Le Graet à dos.

et alors 15 févr. à 23:34

c est vrai c est vraiment pitoyable,comme l affaire du quotta