tolisso (corentin) (N. Luttiau/L'Equipe)
Allemagne

Bundesliga : Corentin Tolisso, milieu du Bayern Munich, vu par les médias allemands

Corentin Tolisso, recrue la plus chère de l'histoire du Bayern (41,5 millions d'euros) semble s'être bien acclimaté à son nouveau Championnat. FF.fr vous donne un aperçu du traitement réservé à l'ancien Lyonnais en Allemagne.

Dès le début, Tolisso a marqué les esprits

Recruté cet été, l'ancien Lyonnais était pour Carlo Ancelotti, «le bon profil pour remplacer Xabi Alonso» et le technicien italien lui a très vite donné l'occasion de le prouver. Titulaire dès la première journée de Bundesliga, Tolisso brillait au milieu et marquait déjà face au Bayer Leverkusen (3-1). Ses qualités étaient déjà louées par la presse allemande, le quotidien Kicker titrant le lendemain : «Tolisso marque déjà son empreinte». Un premier constat qui se poursuivait ensuite, le Français enchaînant les performances et offrant notamment une passe décisive à James Rodriguez lors de la victoire face à Schalke 04 (3-0). Six titularisations en huit matches - dont deux en Ligue des champions - sous l'ère Ancelotti qui prenait fin un soir de septembre après une cuisante défaite au Parc des Princes (3-0). Un nouvel entraîneur et une nouvelle tactique de jeu allaient changer la donne pour Tolisso.

La recrue la moins bien notée

Afin de faire table rase du coaching de son prédécesseur, Jupp Heynckes (72 ans) a davantage laissé Tolisso sur le banc : une seule titularisation lors des cinq derniers matches de Championnat. Peu utilisé lors des grands chocs, avec quatre minutes face à Leipzig et zéro contre Dortmund, le milieu ne l'est à peine plus face à des adversaires plus faibles comme Augsbourg et Hanovre 96. L'expérimenté entraîneur est réputé pour très peu faire tourner son équipe mais les médias outre-Rhin s'étonnent de ne pas voir la recrue de 23 ans profiter de plus de temps de jeu. Le magazine Bild étendait même la question à toutes les recrues estivales du Bayern avant le match contre Hambourg : «Une opportunité à saisir pour la banque à 116 millions d'euros», le prix total des joueurs recrutés cet été. Ce qui portait chance à Tolisso puisqu'il disputait la rencontre et inscrivait le seul but du succès munichois. Même si, en cumulé, il reste le milieu de terrain ayant le plus joué avec dix-neuf apparitions toutes compétitions confondues, ce temps de jeu disparate lui fait perdre du crédit. Mi-novembre, Kicker publiait le classement des recrues bavaroises et le nouvel international tricolore occupait la dernière place. Avec un 5 sur 10 et la mention «il doit donner plus de lui-même». Une analyse à relativiser alors que l'on n'est pas encore à la moitié de la saison.

L'image d'un joueur apprécié

Au-delà des pelouses allemandes, Tolisso confiait se plaire dans sa nouvelle vie et notamment dans sa relation avec les supporters. «Cela m'a impressionné comment les fans se comportent avec les joueurs. Dans la rue, on me demande régulièrement un selfie ou un autographe, mais toujours de manière respectueuse. Ils ne sont pas oppressants et j'apprécie.» expliquait-il lors d'une interview sur le site officiel de la Bundesliga. Des supporters qui semblent également friands des célébrations de but du Français - que le club relaye en masse sur les réseaux sociaux -, lui qui a ouvert son compteur en C1 face à Anderlecht (2-1).
Karl-Heinz Rummenigge, président du Bayern Munich, qui plaisantait lors de l'arrivée du Français, arguant que les Allemands ne connaissaient que Coco Chanel, semble maintenant être habitué à Coco Tolisso. Mais de là à entendre des «Oh Corentin Tolisso !» sur l'air de Joe Dassin «Aux Champs-Elysées» comme Ribery y a eu droit lors de son retour dimanche face à Hanovre 96 (3-1), il faudra patienter encore quelques années.
Corentin Corger
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