(L'Equipe)
Conso

Cinq choses à savoir sur le Ballon d'Or

Le 11 janvier, dans la salle du palais des congrès de Zurich, le lauréat 2015 du FIFA Ballon d'Or brandira son précieux trophée. Mais le soixantième récipiendaire de l'histoire aura-t-il vraiment conscience qu'il tient en ses mains un objet hors norme ?

1. Un objet d'art.

Et, comme pour toute œuvre d’art, on apporte le plus grand soin à sa réalisation. C’est à Paris, dans les ateliers du plus ancien joaillier au monde Mellerio dits Meller encore en activité, que le trophée est façonné. Dans le plus grand secret de cette maison créée en 1515 dans le quartier de la place Vendôme, et depuis 1815, sise au 9, rue de la Paix, l’orfèvre, le repousseur, le ciseleur, le graveur, le doreur et le polisseur interviennent successivement pour faire de deux coques soudées en laiton le ballon le plus convoité de la planète football.

2. Un objet de luxe.

Le Ballon d’Or porte bien son nom. Car le trophée est réellement doré à l’or fin avant d’être scellé sur un socle en pyrite et laiton. Cela explique le coût du trophée : pratiquement 14 000 €. Le prix d’une Twingo Renault, certes, avec toutes les options.

3. Un objet évolutif.

De 1956 à 1982, la récompense individuelle la plus prisée au monde n’avait pas la forme qu’elle a actuellement. Réalisé, déjà, par Mellerio dits Meller, le Ballon d’Or possédait un diamètre d’à peine 10 centimètres contre 22 aujourd’hui et la sphère en laiton reposait sur un socle en bois. Le changement remonte à 1983 et au premier sacre de Michel Platini. D’ailleurs, le numéro 10 tricolore est un peu à l’origine de cette petite révolution. En effet, au printemps 1983, lors de la remise du trophée à son coéquipier Paolo Rossi, le néo-Turinois avait pris à part Jacques Thibert, alors rédacteur en chef de FF. «Il est un peu déçu, Paolo. Car il fait vraiment tarte votre Ballon d’Or. Ici, en Italie, nous recevons des trophées magnifiques. J’en ai reçu un récemment tout en or qui vaut entre sept et huit millions de centimes. Un beau truc.» Du coup, à l’annonce du sacre de Platoche, FF se devait de faire un effort...
Paolo Rossi avec son Ballon d'Or en 1982. (L'Equipe)
Paolo Rossi avec son Ballon d'Or en 1982. (L'Equipe)

4. Un objet de poids.

Ne croyez pas que brandir un Ballon d’Or est à la portée de tout le monde. Il faut être en bonne forme pour brandir à bout de bras les 12 kilos que pèse le trophée. Alors, envisager un tour d’honneur dans son stade, devant ses fans est réservé aux vrais athlètes. Demandez à Andreï Chevtchenko, lauréat en 2004, s’il n’a pas souffert quand il s’est lancé dans une folle chevauchée sur la pelouse de San Siro !

5. Un objet voyageur.

Jusqu’à l’association entre France Football et la FIFA en 2010, le précieux trophée prenait souvent l’avion, franchissait chaque année les frontières, ne serait-ce que pour être présenté au joueur qui allait en devenir l’heureux propriétaire avant la remise officielle, mais également réaliser l’entretien exclusif du lauréat de l’année. Cependant, ces voyages hors de l’Hexagone occasionnaient parfois des fuites sur l’identité de l’élu. Désormais, avant de prendre place dans la vitrine des footballeurs consacrés, le Ballon d’Or se contente d’un aller simple entre Paris et Zurich.
Laurent Crocis 
Réagissez à cet article
500 caractères max
mourad87 7 janv. à 16:33

5 choses à savoir ?! Pour moi c'est plutôt une et c'est messi ballon d'or ;)