Ligue 1

Courbis à Rennes «pour nous aider à aller plus loin»

Moins de trois semaines après sa démission de Montpellier, Rolland Courbis reprend du service, à Rennes, en tant que «superviseur et conseiller du président» René Ruello. Une pression supplémentaire sur l'entraîneur Phillipe Montanier ?

Si les résultats ne sont pas bons, «comme notre ami Courbis y aura participé, je ne vois pas pourquoi on changerait Philippe pour Courbis»
En marge de la présentation de Yoann Gourcuff, ce mardi midi, René Ruello, le président rennais, a évoqué, en compagnie de son entraîneur Philippe Montanier et de Mickaël Silvestre, l’arrivée dans le club de Rolland Courbis comme «superviseur, conseiller du président. Il n’a pas de rôle dans l’équipe de Philippe (Montanier), et comme il ne le remplace pas non plus, il vient essayer de nous apporter sa compétence.»
 
Ruello s’en est expliqué : «Depuis pas mal de temps, avec Philippe, on regarde comment on peut améliorer ce qui est déjà pas mal, car il n’y a pas le feu au Stade Rennais. On est cinquième attaque, troisième à l’extérieur, huitième au classement, à 6 points du deuxième. Il y a pire, on ne va pas déclencher le plan Orsec dans une situation comme celle-là. Simplement, on se demande ce qu’on peut encore améliorer. On a exploré plusieurs pistes ensemble, sans être complètement convaincu par ce qu’on voulait faire, et puis Rolland Courbis a quitté Montpellier, et à mon sens, il serait idiot de se passer de l’expertise de quelqu’un comme lui, qui peut apporter son expérience, son vécu dans le foot, et peut-être nous aider à aller un peu plus loin, c’est-à-dire à rendre un peu plus parfait ce qui n’est pas encore complètement parfait mais reste bien quand même.

Je l’ai appelé hier (lundi) et sa réponse n’a pas tardé. Il a quatre mois devant lui, et il est d’accord pour venir avec nous pendant quatre mois, jusqu’à la fin de saison, et nous aider. On est toujours plus intelligent à trois ou quatre que tout seul. Vous le connaissez, on ne peut pas lui reprocher un manque de passion et de compétence dans le foot. Donc voilà, ce n’est pas un événement majeur, mais on pense que c’est intéressant pour essayer d’avancer un peu plus.»
Philippe Montanier, qui a connu Courbis comme coach au TFC (1994-novembre 1995), s’est montré satisfait de ce renfort, lui qui ne voit pas son staff modifié. «Pour moi, l’important, c’était que mon staff dont je suis très content ne soit pas modifié, que je sois maître sur la partie technique. Après, le président m’a soumis l’idée, et je ne suis contre rien. Je connais bien Rolland, je serai à l’écoute de toute suggestion. On s’apprécie, et avec lui les échanges sont toujours fructueux.» 

À la question d’un confrère sur l’épée de Damoclès que pourrait représenter la présence de Courbis au-dessus de sa tête en cas de résultats insuffisants, Montanier a répliqué ceci : «On sait qu’on est sur des sièges éjectables, donc que l’épée vienne de l’extérieur ou de l’intérieur, quand il n’y a pas de résultat, elle vient quand même, on se fait couper la tête. Donc couper la tête par une épée de l’intérieur ou de l’extérieur, de toute façon, la tête va tomber, ou tombera, ou ne tombera pas. Mais non, moi ce qui me préoccupe le plus, c’est le match de Troyes. On s’y prépare, et si Rolland a des idées à nous soumettre, on prêtera l’oreille.» Après quoi Ruello a précisé sa pensée : «Ou les résultats vont s’améliorer et la position de Philippe va se conforter, ou les résultats vont aller dans l’autre sens, et dans ce cas-là, comme notre ami Courbis y aura participé,  je ne vois pas pourquoi on changerait Philippe pour Courbis.» 
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