courbis (rolland) (L'Equipe)
Trophée des Champions

Courbis : «Le titre de champion peut être réglé en février»

Trophée des Champions

Courbis : «Le titre de champion peut être réglé en février»

L'entraîneur du Montpellier Hérault revient sur la facile victoire du PSG samedi soir lors du Trophée des champions face à Lyon (2-0). Appuyant notamment sur la montée en puissance d'Aurier. Mais il s'inquiète de la différence de niveau entre les Parisiens et les autres.

«Il n’y a pas eu de match. Il y a eu un galop d’entraînement du PSG contre un Lyon dans une période en plein doute avec la confirmation d’une ambiance interne un peu tendue. On voit beaucoup d’engueulades entre joueurs. Après, évidemment, il  n’y avait déjà pas de match à onze contre onze, avec l’expulsion de Gonalons, il n’y en avait plus du tout. Lyon ne m’a pas surpris parce que c’est la confirmation de ce que l’on voit, de ce que l’on vit depuis trois ou quatre semaines.

«Il n'y a pas photo entre Aurier et Van der Wiel»

Quelque soit le système employé, il y a des avantages et des inconvénients. Hubert (Fournier) doit peut-être tester plusieurs formules. Mais ce qui a été surprenant, c’est l’abandon total de ce fameux losange au milieu. Et même s’il y a des renforts d’ici la fin août, ça ne les fera pas jouer à quinze ! Tu as beau te renforcer mais si tu joues le PSG qui, lui, est concentré, sérieux avec beaucoup de professionnalisme comme c’est le cas, c’est pratiquement mission impossible pour toutes les équipes françaises. Ce soir (samedi), c’était à la fois le PSG qui était fort et Lyon qui était dans ses difficultés du moment.

Aurier, ce n’est pas nouveau qu’il soit un bon joueur. Depuis qu’il est au PSG, on ne lui épargne rien et les blessures ne l’ont pas laissé tranquille. Mais je pense qu’il n’y a pas photo entre Aurier et Van der Wiel. Marquinhos ? Ce n’est pas son poste à droite. Il est suffisamment bon pour jouer arrière droit, mais son poste est au centre.
 
Plus globalement, ce qu’on peut retenir, c’est que c’était déjà compliqué de battre le PSG la saison dernière, mais là, cette saison, s’ils prennent l’affaire d’entrée très au sérieux... Leur début de Championnat moyen la saison dernière leur a peut-être servi de leçon. Je pense que le titre de champion peut être réglé en février. Et encore, en plus, il n’y avait pas Pastore, ni Di Maria (il sourit).

Derrière eux, il y aura quatre ou cinq équipes qui vont lutter pour le titre de vice-champion de France et qui auront le droit à la Ligue des champions. On n’est plus sur la même planète. Pendant que les Anglais nous pillent, le PSG se renforce (il rigole)... Ce n’est même plus difficile, c’est tout simplement impossible.

«On nous déshabille, on nous viole»

Ce qui m’ennuie, ce n’est pas que le PSG se renforce et qu’il y ait une bonne équipe à Marseille ou à Lyon, c’est bien pour notre Championnat. Ce qui me désole, c’est qu’on puisse se faire piller. En ce moment, je n’ai pas l’impression qu’on réalise ce qu’il se passe. Là, on est carrément humiliés. Si j’utilise une image : On nous déshabille, en nous déchirant les habits et on nous viole (sic). Et on ne bronche pas ! La seule solution qu’on a trouvé, c’est de décider qu’il y aurait deux descentes et deux montées (il explose de rire). On joue le Trophée des champions à l’étranger pour des raisons financières. Si j’avais la chance de jouer le Trophée des champions et qu’on m’expliquerait qu’en jouant au Pôle nord, mon club va gagner une telle somme d’argent... On est dans le business, le professionnalisme. Si on veut faire les patriotes ou les cocoricos, qu’on s’occupe du pillage qu’on est en train de subir plutôt que de l’endroit où se joue le Trophée des champions. Nous, on est surtout champions dans l’incompétence de ce qu’on pourrait faire pour éviter ce pillage.»
 
Timothé Crépin, @T_Crepin
Réagissez à cet article
500 caractères max