PARTIDO LIGUILLA CHAMPIONS LEAGUE JORNADA 4, SEVILLAFC- DINAMO ZAGREB, ESTADIO RAMON SANCHEZ PIZJUAN. GANSO *** Local Caption *** (L'Equipe)
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«Ganso est un joueur très spécial» : le journaliste sévillan Juan Antonio Solis nous a parlé du nouveau milieu brésilien d'Amiens

Pour FF.fr, Juan Antonio Solis, journaliste au Diario de Sevilla, a parlé de Paulo Henrique Ganso, arrivé à Amiens en provenance d'Espagne. Son talent est grand, comme la déception engendrée par ses échecs.

«Que pensez-vous de Ganso ?
Ganso est un «électron libre» comme on dit chez nous. C'est un joueur très spécial, avec une vision de jeu exceptionnelle, avec une vraie clairvoyance dans la dernière passe et une habilité peu commune à faire des talonnades. Mais son physique est très important pour lui et il ne s'est pas adapté au rythme de jeu de la Liga, bien plus élevé que celui du Championnat brésilien.

Lire aussi : Ganso prêté à Amiens (off.)
 
Pourquoi avait-il aussi peu de temps de jeu à Séville ? Le club lui faisait-il confiance ?
C'était un pari tenté par Monchi pour faire plaisir à Sampaoli, qui est arrivé avec ses idées sur un football basé sur la technique. Ses débuts étaient bons, mais le rythme espagnol frénétique l'a fait dérailler lors d'un match contre Las Palmas. Sampaoli l'a sorti, Séville est revenu au score et Ganso a ensuite perdu de l'importance. L'an dernier, sous les ordres d'Eduardo Berizzo, il s'est passé la même chose. Il a bien commencé, il a marqué d'une talonnade contre Getafe le but de la victoire. Mais ce football si lent, parcimonieux, mais pas en adéquation avec celui prôné par le Séville de Berizzo, a fait de nouveau sortir Ganso de l'équipe.
Que pensez-vous de sa venue à Amiens ?
Ganso est un joueur d'une qualité formidable, mais il a besoin de milieux très travailleurs et disciplinés autour de lui. Il n'est pas bon dans le repli défensif car il n'a pas le volume physique pour. Mais quand il reçoit le ballon, il voit les possibilités de passes comme peu de joueurs. À Séville, il y a des supporters qui l'adoraient. Il ne sont pas nombreux, car c'est un joueur «de culte», comme les artistes. Amiens doit le placer au centre du jeu, qu'il se sente très important. Il faut l'entourer de joueurs qui travaillent au milieu du terrain.
 
Peut-il retrouver son meilleur niveau, après tant de déceptions ?
On doit toujours donner du crédit à des joueurs avec un tel talent. S'il arrive à faire de nouveau des différences avec Amiens, avec une pression moindre par rapport à Séville, il peut le faire. On y croit.»

Florent Le Marquis (avec A.D.)
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Lampros 1 sept. à 9:25

Le Hatem Ben Arfa brésilien, quoi.