Soccer Football - World Cup - Group C - France vs Australia - Kazan Arena, Kazan, Russia - June 16, 2018   France's Paul Pogba celebrates scoring their second goal          REUTERS/Toru Hanai (Reuters)
CM 2018 - Groupe C

Grâce à la vidéo et à un but contre son camp, l'équipe de France s'impose difficilement face à l'Australie

Que ce fut dur ! Accrochée par de solides australiens, l'équipe de France s'en est sortie à dix minutes de la fin avec un but contre son camp de Behich après un duel avec Pogba (2-1). Et ce, alors que l'ouverture du score de Griezmann avait été permise grâce à la vidéo. Mais pour se rassurer, il faudra repasser...

La leçon : Une victoire mais de sacrés doutes

C'était pas très beau, mais il faudra s'en satisfaire. On avait quitté l'équipe de France sur un dernier nul pas vraiment rassurant face aux États-Unis en préparation (1-1). Entre son talent, sa jeunesse et sa fougue, on pouvait espérer une entrée en matière convaincante. Et cela a été loin d'être le cas. Didier Deschamps pourra sûrement le dire : l'essentiel était la victoire et les trois points pour démarrer. Mais pour la manière, on repassera. Face à de solides australiens, les Bleus n'ont pas su imposer leur rythme pour déstabiliser l'arrière-garde des Socceroos. Cela a souvent manqué de pressing, de justesse et même parfois d'envie pendant les trois quarts de la rencontre. Avant un dernier coup de collier décisif dans les dix dernières minutes. La plus jeune équipe de France alignée dans l'histoire d'un Mondial a semblé avoir peur. Peur de se rater alors qu'elle savait qu'elle ne pouvait pas se manquer. Alignée au coup d'envoi, la prometteuse triplette d'attaque Dembélé-Griezmann-Mbappé a finalement déçu. Si ce n'est beaucoup déçu, les deux premiers nommés laissant leur place à Giroud et Fekir à vingt minutes de la fin. Oui, entrer dans un tournoi Mondial n'est jamais chose facile, on le savait. C'est pourquoi il va falloir se «contenter» de ce succès grâce à un penalty et un but contre son camp.
Paul Pogba décisif.
En première période, c'est bien l'Australie qui se procurait l'occasion la plus nette quand Tolisso prolongeait une tête vers son but. Mais Hugo Lloris se détendait parfaitement (17e). Côté Bleus, Matthew Ryan devait s'employer à quelques reprises, mais sans vraiment trembler (2e, 5e, 6e). Alors que les premiers doutes commençaient à émerger, Antoine Griezmann ouvrait la marque sur penalty après l'utilisation de l'arbitrage vidéo (1-0, 58e). Mais à peine trois minutes plus tard, Umtiti (voir ci-dessous) connaissait une coupure de courant et offrait un penalty à Jedinak (1-1, 62e). Tout était à refaire. Le sursaut tant attendu arrivait bien tardivement, et après un échange avec Giroud, Pogba, clairement décisif pour le coup après une prestation sur courant alternatif, poussait le pauvre Behich à envoyer le ballon dans ses propres filets à l'aide de la barre. La goal line technology validait cette réalisation (2-1, 80e). Pour une victoire en souffrant...

Le gagnant : Aaron Mooy a marché sur le milieu

Il a bougé le milieu français, qui s'est du coup retrouvé bien perturbé par son activité. Agé de 27 ans, le joueur d'Huddersfield Town, en Premier League anglaise, s'est bien amusé pour cette ouverture de Mondial. Très présent dans l'impact, il a remporté un très grand nombre de duels face à ses adversaires directs. Lui, au moins, il ne manquait pas d'envie. En mode taulier, c'est bien son activité qui a souvent gêné Tolisso et consorts. Un match de bonhomme.

Le perdant : Umtiti, le volleyeur

Alors que les Bleus et leurs supporters avaient tous poussé un ouf de soulagement après l'ouverture du score de Griezmann sur penalty, Samuel Umtiti était coupable d'une faute de main dans sa propre surface. Une action complètement surréaliste à ce niveau pour le défenseur du Barça qui semblait, sur les ralentis, indiquer qu'il avait été gêné par le soleil, et qu'il n'avait pas vu arriver le cuir. Insensé. Et cela a failli coûter très cher à l'arrivée. Même s'il n'est pas le seul perdant de cette rencontre. Griezmann, malgré son penalty, ou Dembélé peuvent également très bien entrer dans cette catégorie...
Timothé Crépin 
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mazedour 16 juin à 22:28

Il manquait à l'edf tout ce que pouvait apporter un KB. Mais cela dd et gs ne le reconnaitront jamais

couraudemmanuel 16 juin à 21:35

Il manque un patron sur le terrain... Il n'y en a pas et on le remarque. Personne pour remotiver et haranguer ses collègues.

couraudemmanuel 16 juin à 21:33

Il manquait de l'envie, de la gniac, de la hargne, le fighting spirit anglais. On avait l'impression qu'ils étaient en balade. Tous ces joueurs travaillent pour des fortunes dans des top clubs... pour ce résultat. La pression, ils connaissent donc pas d'excuses car toutes les équipes sont pareilles. Les Russes jouaient chez eux. ils n'ont pas trembler. Les Espagnols et les Portugais non plus. Va falloir VRAIMENT se réveiller.

chefsprive 16 juin à 20:20

Le manque de leadership de cette équipe est flagrant. Je n'ai vu personne haranguer les troupes et leurs dire de se remuer et vraiment mouiller le maillot. De mon siège, ce match était immensément frustrant. Un potentiel énorme, mais seulement, les joueurs semblaient manquer l'importance de l'évènement. Heureusement, il y a la victoire. Mais pour aller plus loin, il va vraiment falloir qu'un joueur prenne les commandes du camion et mène les autres vers la victoire.

Kenzou 16 juin à 15:45

Umtiti , la main de Dieu jouée à la Maradona.Sauf , Aujourd’hui il y a 80 Cameras qui espionnent et rendent justice .

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