Gennaro Gattuso au milieu de ses joueurs. (Reuters)
Italie

Italie : Gennaro Gattuso, le nouvel entraîneur de l'AC Milan, débute par un nul

Appelé au chevet de son ancien club, le pitbull a ouvert dimanche son magistère par un nul aux accents de défaite sur la pelouse de la lanterne rouge Benevento (2-2). Le Milan reste 8e.

Gennaro Gattuso a oublié ses habitudes d'entraîneur. A chacun de ses postes, de Sion en passant par l'OFI Crète, Palerme ou Pise (mais pas avec la primavera du Milan), le pitbull devenu «Mister» avait toujours jusqu'à présent débuté par un succès. Il en est allé autrement dimanche, et comment.

Benevento, pas un seul point avant ce match

Confrontés pour cette première à la plus faible opposition possible, le promu Benevento, battu à chacune de ses quatorze premières sorties cette saison, le Milan et son nouveau guide ont craqué dans le temps additionnel, à dix contre onze (expulsion de Romagnoli à la 75e minute), sur un but inscrit par... le gardien du promu, d'une improbable tête plongeante (2-2, 90e+5).

Le bonnet d'âne du Championnat, qui comptait 0 point au coup d'envoi, en arrache un, et le Milan, comme un symbole de son début de saison chaotique, est la première équipe à en perdre face à lui. Un nul qui ressemble à une défaite. Une première ratée pour l'ancien du club (1999-2012) appelé en pompier.
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Alberto Brignoli, héros de tout un stade

Il a fallu attendre près de 40 minutes pour voir Kessié servir au deuxième poteau Bonaventura, buteur de la tête (38e). Et si Kalinic avait avant cela allumé la première mèche milanaise sur une mauvaise relance (11e), c'est plutôt Benevento qui s'était montré le plus dangereux, par Memushaj (frappe trop croisée, 21e) et surtout Parigini, seul face au but mais maladroit (33e).
Les bonnes intentions de Benevento se sont confirmées d'entrée de seconde période avec l'égalisation de Puscas, à l'affût d'une violente frappe de D'Alessandro (1-1, 50e). Le Milan allait-il être le premier club à être accroché cette saison par le club de Campanie ? Kalinic a cru avoir écarté cette perspective en smashant une tête devant la cage vide (2-1, 57e), mais l'expulsion de Romagnoli (75e) et la tête finale d'Alberto Brignoli sur un ultime coup franc, fêtée par un stade en fusion, en ont décidé autrement.
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