Ligue 1 - Nantes

Léo Dubois (FC Nantes) raconte la méthode de Sergio Conceiçao : «Aujourd'hui, c'est vrai, il n'y a plus de retard»

Le défenseur nantais évoque les petits changements observés dans le fonctionnement de son club depuis l'arrivée du Portugais Sergio Conceiçao à la place de René Girard. À base de petits déjeuners ensemble, de contrôles du poids et, bien sûr, d'un discours et d'une méthode assez différents.

Le petit déjeuner en équipe : «J'ai mis mon réveil dix minutes plus tôt»
«Ça commence par la prise du petit déjeuner tous ensemble le matin. On doit être là à 8h45 contre 9 heures précédemment. Ça nous permet de pouvoir prendre le petit déjeuner collectivement. On commence l'entraînement à 10 heures. J'ai mis mon réveil dix minutes plus tôt par rapport à avant, donc ça ne change pas grand-chose pour moi. Pour le collectif, ce n'est pas un grand changement, mais ça permet de créer des liens, de discuter tous ensemble, de se connaître tous un peu plus. Avec un état d'esprit qu'on retrouve ensuite sur le terrain. Il n'y a rien d'anodin dans ce qu'ils (Conceiçao et ses adjoints) font. Personnellement, quand je suis allé en équipe de France (NDLR : il a connu ses deux premières sélections en Espoirs en octobre et novembre derniers), tous les joueurs qui évoluent dans des grands clubs européens m'ont dit qu'ils prenaient le petit déjeuner ensemble dans leur club également... Je ne suis donc pas surpris de ce nouveau rendez-vous avec le nouveau staff. Peur du retard ? Je touche du bois, mais je n'ai pas l'habitude d'être en retard. Aujourd'hui, c'est vrai, il n'y a plus de retard, il y en avait un petit peu avant. Je ne pense pas qu'on doive rapprocher ces retards avec nos mauvais résultats. Ce n'est qu'une petite anecdote.»
Le contrôle du poids : «Je me suis moins lâché pendant les fêtes»
«Ça ne m'a pas du tout surpris. En équipe de France, on faisait également la prise de poids tous les matins et un point sur la masse graisseuse tous les deux jours. Voir ça à Nantes, ça change un peu notre quotidien. On sait qu'on arrive au centre et qu'on passe sur la balance avant d'arriver au petit déjeuner. Des changements dans mon quotidien ? Rien du tout, j'ai gardé la même façon de m'alimenter et de fonctionner. Mais c'est vrai qu'il faut faire un peu plus attention. Je me suis moins lâché pendant les fêtes, je n'allais pas sur la balance tous les matins non plus... Je n'étais pas obnubilé par ça. Mais tout ça est normal, notre corps est notre outil de travail. Il n'y a pas de sanction (si jamais il y a un excès), c'est une prise de conscience individuelle.»
Un discours différent : «Il n'y a pas eu de révolution»
«C'est plus dans la manière de fonctionner sur le terrain, avec beaucoup de tactique, de prise de conscience du rôle de chacun quand le ballon est ici ou là que les choses ont changé. Il (le coach) s'est également beaucoup concentré sur nous, et non pas sur les équipes adverses. En bossant la tactique, on se rend rapidement compte que ça reste très important, même si on travaillait également ça auparavant avec les coaches Girard et Der Zakarian. Peut-être un petit peu moins, certes. Globalement, il n'y a pas eu de révolution au FC Nantes. Ce sont des petits détails qui changent, qui concernent le groupe, et non pas le FC Nantes en général. Ça amène un peu de professionnalisme. Il y en avait avant, mais on en parlait négativement parce qu'il y avait des défaites. Je ne suis pas forcément convaincu que les résultats ne viennent que par un entraîneur. Il y a eu une prise de conscience collective chez les joueurs. Elle a été accentuée par l'arrivée du coach qui nous a inculqué sa façon de travailler. C'est un tout. Il ne faut pas jeter le travail qui a été fait par le coach Girard, tout le monde a été important. J'espère désormais que ça va continuer sur les mêmes bases qu'on a montrées récemment.»
Timothé Crépin
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