Ligue 1 - 30e journée

Ligue 1 (30e journée) : le débrief de FF avec Mario Balotelli, Rudi Garcia ou encore Jean-Louis Triaud

Il y a eu 24 buts inscrits, 30 cartons jaunes et 2 rouges distribués, et 227 972 spectateurs recensés. Mais pas que. Voici le débrief de FF pour la 30e journée de Ligue 1.

On a voulu revoir le PSG en 4-2-3-1

Adepte de ce système de jeu au FC Séville avant de débarquer au Paris Saint-Germain, Unai Emery n'a pas vraiment eu l'occasion de faire appel à son 4-2-3-1 fétiche. Et pour cause, il n'a que trop rarement pu compter sur Javier Pastore, seul joueur de l'effectif (avec Hatem Ben Arfa peut-être) à pouvoir remplir ce rôle si spécial de numéro 10. Face à Lyon, dimanche soir, avec deux passes décisives et une certaine influence sur le jeu offensif, on a vu à quoi cela aurait pu ressembler. Et c'était assez plaisant. Le PSG ne devrait-il pas poursuivre dans ce sens, surtout avec un El Flaco qui, physiquement, semble enfin apte à enchaîner les matches ?

Le PSG devrait jouer plus souvent en 4-2-3-1

On a salué Jean-Louis Triaud

Quelques jours après l'annonce de son départ de la présidence des Girondins, Jean-Louis Triaud, boss bordelais entre 1996 et 2017, a vécu son jubilé face à Montpellier samedi soir. Avec un festival des hommes de Gourvennec (5-1). L'occasion pour les supporters du club de lui rendre un dernier hommage. Un superbe tifo, des chants, et même un fumigène brandi par Triaud aux côtés des fans après le match. Une belle dernière. En vingt ans, le président de Bordeaux a remporté deux titres de champion de France, trois Coupes de la Ligue, deux Trophées des champions, et une Coupe de France. Bravo Monsieur Triaud !
(capture d'écran beIN Sports)
(capture d'écran beIN Sports)

Triaud aura marqué le Championnat de France de son empreinte

On s'est demandé si Balotelli ne jouait pas trop

Il n'a pas été catastrophique, on est d'accord. Mais à Nantes samedi (1-1), sa prestation a une nouvelle fois été décevante. Confronté à une défense des Canaris qui le surveillait de près, voire de trop près, Mario Balotelli n'a cadré qu'un seul tir et n'a pas franchement laissé une seule fois penser qu'il pouvait être le sauveur de son club. Au fil de la deuxième période, on ne voyait pas comment il pouvait rester sur le terrain. On s'est d'ailleurs demandé pourquoi Mickaël Le Bihan ne rentrait pas. Notre vœu fut exaucé à sept minutes du terme seulement. Beaucoup trop tard. À ce niveau-là, Balotelli semble être un poids pour son équipe... À Lucien Favre de trouver le bon discours pour lui faire comprendre que ses prestations sont insuffisantes.

Balotelli doit aller faire un tour sur le banc

On a été affligé par le niveau de la défense caennaise

Lors de cette rencontre, l'incroyable s'est produit. Non, on ne parle pas du talent incommensurable de Mbappé, qui a fait étalage de tout son talent, mais bien de Damien Da Silva, qui était justement chargé de le marquer. Pour la première fois de la saison, le défenseur caennais n'a pas disputé l'intégralité d'une rencontre de Ligue 1. Remplacé à la 67e minute, il a échoué dans sa tâche. A la peine sur le premier but, c'est lui qui a fauché Mbappé, totalement pris de vitesse, pour offrir un penalty à Fabinho. Outre ses manques de vitesse et de justesse dans le placement, Da Silva n'a pas été aidé par Alaeddine Yahia, son coéquipier dans la charnière, au profil similaire. Avec cinquante-et-un buts encaissés, Caen est la seizième défense du Championnat. Avec seulement quatre points d'avance sur le barragiste, le club normand doit regarder dans son rétroviseur.

Caen fera partie des trois derniers

On a été interloqué par les choix de Garcia

Dans un match aussi insipide que Lille - Marseille (0-0), on aurait pu penser que Rudi Garcia allait tenter le tout pour le tout pour obtenir trois points aussi précieux que rares à l'extérieur. Pourtant, à la stupeur générale, il a fait sortir Morgan Sanson à dix minutes de la fin pour faire rentrer Doria. A défaut de chercher les trois points, il s'est contenté de bétonner pour obtenir un vulgaire 0-0, le premier cette saison un vendredi soir. On peut s'interroger sur ses réelles intentions offensives. Il restait sur deux succès prolifiques (sept buts marqués, un encaissé) et possède, au sein de son effectif, une armada offensive capable de faire la différence en Ligue 1. L'objectif en cette fin de saison est clair : la quatrième place. Et, pour y arriver, l'entraîneur marseillais ne pourra pas constamment faire des choix entre compacter un bloc défensif très solide, pour ne pas prendre l'eau à l'extérieur, et exploiter la totalité de son potentiel offensif à domicile. A lui désormais de trouver la bonne alchimie pour tirer la quintessence de son effectif.

Rudi Garcia n'est pas l'entraîneur offensif qu'il prétend être

On a ri jaune devant la dernière sortie de Rousselot

Signe que vraiment tout allait mal, Jacques Rousselot a quitté sa réserve habituelle, en conférence de presse, après Nancy - Lorient (2-3) : «C'est une journée de merde.» Le même jour, le président nancéien a perdu l'élection présidentielle de la FFF, avant d'être spectateur de la terrible déroute de son équipe. Alors que ses joueurs menaient 2-0 à la mi-temps, ils ont fini par s'incliner en toute fin de match. «Je leur ai dit qu'il s'agissait d'une bande de petits cons», s'est-il emporté après la rencontre. Qu'il ne s'oublie pas dans l'affaire. Rousselot a passé ses dernières semaines à faire campagne pour être président de la Fédé, plutôt qu'à s'occuper pleinement de son club. Si les joueurs sont coupables, le premier responsable est, avant tout, le président, donc lui.

Rousselot est également responsable de la triste saison de Nancy

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