tousart (lucas) talisca (A.Martin/L'Equipe)
LE CALENDRIER DE L'AVENT DE FF

Lucas Tousart (Lyon) raconte son moment le plus fort de l'année 2017 : «Encore mal aux oreilles le lendemain dans mon lit»

Jusqu'à Noël, FF.fr vous propose son calendrier de l'Avent. Avec, chaque jour, le témoignage d'une personnalité du foot qui raconte son souvenir marquant de l'année 2017. Cinquième épisode avec Lucas Tousart, le milieu de terrain de Lyon. L'international Espoirs français raconte le quart de finale retour de Ligue Europa contre Besiktas (1-2, 7-6 pour l'OL aux t.a.b.), à Istanbul.

«Cette qualification au bout du suspense à Istanbul, c'était vraiment quelque chose. Ce qui m'a le plus marqué est l'ambiance dans ce stade de Besiktas (NDLR : Vodafone Park). Il y a une espèce de résonance qui est absolument incroyable. On est rentré tôt le vendredi matin à Lyon et, en arrivant chez moi, quand je me suis couché dans mon lit j'avais encore mal aux oreilles. Elles sifflaient, elles bourdonnaient tellement il y avait eu de boucan. Je n'avais jamais vu ça. C'était un truc énorme à vivre sur le terrain. T'entends personne, même les coups de sifflet de l'arbitre tu ne les entends pratiquement pas. Moi j'étais vraiment impressionné. On en a parlé après avec mes coéquipiers, quand on est revenus.

«Dans le vestiaire, c'était le bordel»

Déjà, on était très fiers de la qualification, aux tirs au but, mentalement c'était dur, compliqué. On s'est dit : "Put..., cette ambiance-là, c'était exceptionnel." Personnellement, c'est la plus grosse ambiance que j'ai vécue en pro. Pendant la séance des tirs au but, j'étais avec les autres dans le rond central, c'était crispant. Je ne suis pas un spécialiste de l'exercice mais, au bout d'un moment, de toute façon, fallait y aller. Mais ça s'est arrêté juste avant que j'y aille. On a tous couru vers Max Gonalons qui avait transformé le dernier tir au but. Je ne peux pas vraiment dire l'ambiance dans le stade à ce moment-là, je n'y ai pas trop porté attention. Il me semble que les spectateurs ont même applaudi, je crois. Je ne m'en souviens plus trop. En même temps à ce moment-là, je n'ai pas trop capté, on était dans notre bulle, c'était l'euphorie. Dans le vestiaire, ensuite, c'était le bordel. On était qualifiés pour les demi-finales et on savait qu'on venait de faire un exploit après avoir déjà sorti la Roma. Cette qualification à Istanbul était magnifique.»
Thomas Simon 

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