genesio (bruno) (F.Faugere/L'Equipe)
Ligue 1 - 26e journée

Mené 0-2, Lille obtient finalement le nul face à un Lyon qui fait une mauvaise opération

Trois jours après son succès face à Villarreal, l'OL a été accroché à Lille (2-2). Pourtant, Lyon menait 2-0 à la mi-temps et semblait tranquille. Une très mauvaise opération dans la course à la 2e place puisque Monaco est désormais à sept points.

Lyon est à sept points de Monaco

Dans un calendrier toujours infernal pour une équipe engagée sur tous les tableaux, prendre trois points sans Marcelo, Aouar, Tete ou Fekir au coup d'envoi aurait été une belle affaire pour l'OL. On y a cru longtemps, très longtemps. Pourtant, après avoir tranquillement mené en première période face à un Lille moribond (voir ci-dessous), Lyon s'est inexpliquablement arrêté de jouer après le repos. Laissant le LOSC y croire. Avec les conséquences que l'on connaît. Un milieu de terrain complètement absent, et un coup de pompe collectif avec certains joueurs de Genesio qui ont paru complètement rincé. Ndombélé et consorts ont abandonné le cuir et ont décidé de subir. Fatal. On pourra se demander si Bruno Genesio n'aurait peut-être pas dû lancer Nabil Fekir après la réduction du score lilloise pour remettre le pied sur le ballon... On n'oubliera pas néanmoins que Mariano a touché deux fois le poteau gauche de Maignan (69e et 88e). D'autres, à l'image de Memphis Depay, ont plutôt agacé. S'il peut être évidemment génial techniquement et dans la finition comme on a pu le voir jeudi dernier, le Néerlandais a connu un déchet monstre (16 ballons perdus) à force de vouloir dribbler son vis-à-vis. De quoi parfois frustrer Mariano notamment. Au classement, ça fait mal : Monaco, 2e, est à sept points devant.

Bertrand Traoré retrouve de la confiance

Si on avait constaté ses qualités offensives dans le dribble ou la percussion, on était jusque-là resté sur notre faim concernant les capacités de Bertrand Traoré à se montrer réellement décisif régulièrement. Le voilà maintenant à trois buts sur les trois derniers matches de Ligue 1. Trois rencontres où il est redevenu titulaire en Championnat pour la première fois depuis le 5 novembre. Hasard ? Sûrement pas. Au stade Pierre-Mauroy, le Burkinabé a fait parler ses qualités de renard et sa vivacité. Il a en effet surgi devant la défense lilloise pour profiter d'une bourde assez ubuesque de Maignan après une frappe de Depay (0-1, 21e), avant de faire fructifier un très bon travail de Tousart et de Marçal. Sa frappe passant entre les jambes de Ballo-Touré (0-2, 44e). Une première période parfaite avant, comme tout le secteur offensif, de disparaître après la pause.

Ce Lille a du mental...

... et c'est bon savoir. Car après les quarante-cinq premières minutes, on n'aurait jamais imaginé un tel scénario. Avec une telle affiche face à un prétendant pour la 2e place, on pouvait penser que le LOSC allait réussir à se transcender d'entrée pour tenter de bousculer l'OL. Cela a été le cas, dans un premier temps, pendant un gros quart d'heure, en début de rencontre. Lille se montrait entreprenant, les montées de balle de Thiago Mendes faisaient du bien. Et avec un El Ghazi un peu plus partageur, le score aurait pu être tout autre après vingt minutes. Seulement voilà, incapable d'être vraiment tranchant dans la surface, Lille a petit à petit laissé le cuir à son adversaire. Un adversaire qui avait sûrement besoin d'une petite période pour se mettre réellement dans son match après les efforts de jeudi dernier face à Villarreal. D'un coup, les Nordistes disparaissaient de la rencontre, comme s'ils étaient déjà cuits. Zéro intensité, zéro volonté, zéro collectif. Trente minutes d'absence qui ont coûté cher avec deux pions dans la besace. Le symbole étant le deuxième but de Traoré où la bande à Ié était tout simplement spectatrice face aux assauts de Tousart et Marçal. Au retour des vestiaires, après sûrement de fortes remontrances de la part de Galtier, Lille sortait la tête de l'eau. Et un homme allait changer le cours de la rencontre : Luiz Araujo. Entré à la place d'El Ghazi, blessé en première période, le Brésilien était le passeur décisif sur le but de Pépé (1-2, 65e) et buteur sur l'égalisation d'une frappe sèche à l'extérieur de la surface (2-2, 81e). Lille, qui laisse la place de barragiste à Amiens, a donc montré qu'il avait du mental. Désormais, à lui d'être régulier tout au long d'un match pour enfin se sortir de ce bas de classement.
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monacoforever92 18 févr. à 19:45

adieu la ligue des champions