Angleterre - Aston Villa

Rémi Garde s'est-il grillé ?

A la tête des Villans depuis novembre, Rémi Garde ne parvient pas à inverser la tendance, celle d'une relégation qui paraît inévitable. Déjà problématique pour la suite de sa carrière ?

Le défi paraît immense tant rien ne semble plaider pour sa réussite. Mi-décembre, Rémi Garde avait ciblé son objectif : dix victoires pour accrocher un maintien. A l’heure actuelle, cela paraît improbable. Car depuis, Aston Villa (20e) n’a remporté qu’un seul de ses cinq matches. Cette victoire, c’était mardi dernier, face à Crystal Palace (1-0). Ce soir-là, Rémi Garde s’est sans doute senti léger. Cette rencontre marquait en effet le deuxième succès de la saison des Villans. Mais c’était surtout son premier à la tête du club. Intronisé le 2 novembre, l’entraîneur n’avait jamais décroché de victoire en neuf matches de Premier League. Une éternité...

Une ambiance de plus en plus électrique

Depuis son arrivée, Garde peine à engranger des points. Le Français veut pratiquer un jeu chatoyant mais Aston Villa enfile les revers. Et dans les travées, la colère se fait sentir. La semaine dernière lors du troisième tour de la Coupe d’Angleterre, les supporters ont frontalement manifesté leur colère après le nul (1-1) face à Wycombe (League Two, D4 anglaise). Garde, comme les joueurs, ont été copieusement hués et insultés. Signe d’une nervosité manifeste, Brad Guzan et Joleon Lescott ont été accusés d’avoir invectivés des fans. Et pendant le match, les deux remplaçants se seraient même livrés à un jeu pour savoir qui des deux cracherait son chewing-gum le plus près de la ligne de touche…
Alors certes, le Français, arrivé en cours de saison, a clairement manqué de temps. Du temps pour prendre ses marques, du temps pour mettre en place sa tactique. Et en novembre, le destin d’Aston Villa, déjà relégable, était déjà mal engagé. Enfin, il lui a fallu attendre janvier, et l’ouverture du mercato hivernal, pour qu’il ait la possibilité de recruter les joueurs de son choix. Mais tous ces paramètres, Garde les connaissait déjà avant de relever le défi. 

Les médias britanniques l'envoyaient à Arsenal

Sa signature chez les Villans avait, d’ailleurs, interpellé les observateurs. L’ancien entraîneur lyonnais n’avait jamais caché son envie de diriger un club anglais. Mais personne ne pensait qu’il s’engagerait avec un relégable. A Lyon, il s’était forgé une solide réputation de technicien. Certains médias britanniques l’envoyaient, à terme, à Arsenal, son ancien club, pour succéder à Arsène Wenger. Aujourd’hui, ses compétences ne sont pas encore remises en cause. Les supporters ont conscience du gigantesque défi qui l'attendait. En revanche, ils se demandent plutôt si Garde est l’homme de la situation. Remi Garde est un bâtisseur. Il est le genre d'entraîneur à s'inscrire dans la durée, à rejoindre un club en début de saison, le temps d'imposer sa patte. Endosser le costume de pompier de service ne semble pas être de son registre. A lui de prouver le contraire. Selon son objectif, il lui reste neuf victoires à glaner en dix-sept journées.
Nick Carvalho 
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thib91310 21 janv. à 13:34

Voilà comment gonflé un entraîneur qui au final ne vaut pas grand chose... Rappelons juste que sous son reigne Lyonnais, ils n'ont jamais joué la LDC contrairement à Puel qui était détesté la bas...