Amical

Roumanie-Espagne : trois leçons pour les Bleus et Didier Deschamps

La Roumanie, futur adversaire de l'équipe de France à l'Euro, a décroché un bon nul face à une sélection espagnole assez remaniée, dimanche soir en amical (0-0). Voici les trois leçons que les Bleus doivent tirer du match des Roumains.

La Roumanie ne sait pas que défendre

Invaincue lors des éliminatoires (5 victoires et 5 nuls en 10 matches, 8 clean-sheets, 2 buts encaissés au total), la Roumanie sait évidemment défendre, mais pas que. Si son bloc-équipe est extrêmement solide et plutôt costaud physiquement, les milieux savent aussi se projeter rapidement vers l’avant et créer le danger dans la défense adverse. Face à une Roja il est vrai assez largement remaniée, les protégés de Iordanescu se sont d’ailleurs créé les meilleures occasions et auraient pu faire mouche à plusieurs reprises sans un Casillas irréprochable. Pour l'anecdote, Andone et les siens ont cadré huit frappes, contre deux pour l’Espagne.

La promesse Nicolae Stanciu

Il avait inscrit le seul but des siens face à la Lituanie, mercredi (1-0), pour sa deuxième sélection (il est entré à la 65e minute). Titularisé dimanche soir, Nicolae Stanciu (en photo) a été le joueur le plus en vue de la rencontre. Rapide, inspiré et très à l’aise techniquement, le jeune (22 ans) milieu de terrain du Steaua Bucarest (et coéquipier de Popa en club) en a fait voir de toutes les couleurs à Pique and co. Il a même fallu un grand Casillas pour l’empêcher d’ouvrir la marque d’une jolie volée du gauche à l’entrée de la surface (33e). Véritable feu-follet, il a signé quelques accélérations bien senties malheureusement mal exploitées par les siens (frappe d’Andone à côté, 55e puis de Stancu au-dessus, 64e). Totalement décomplexé, celui qui n'a pas joué la moindre minute en éliminatoires (sa première sélection date de février 2013, 4-1 contre la Pologne) s’est même permis de tenter un lob (manqué) du milieu de terrain après avoir vu Casillas avancé. A surveiller de très près.

Le percutant Adrian Popa

S’il n’affiche, à 27 ans, que 13 sélections au compteur (pour 1 but inscrit), Adrian Popa a fait forte impression pendant l’heure qu’il a passée sur la pelouse face à l’Espagne. Incisif et percutant, le milieu de terrain du Steaua Bucarest a été de tous les bons coups offensifs des siens. Très porté sur l’attaque, il n’a pas hésité à mettre le feu à la défense adverse par ses dribbles et ses initiatives souvent bien pensées. Il a d’ailleurs été le premier à faire trembler Casillas d’une frappe puissante de 25 mètres juste à côté (8e). S’il n’a pas énormément joué durant les éliminatoires (5 matches, dont 3 titularisations), les Bleus devront l’avoir à l’œil s’il croise leur route le 10 juin prochain.
Bruno Rodrigues 
Réagissez à cet article
500 caractères max