Coupe

Sarre-Union, «la Ligue 2, c'est trop facile !»

Les joueurs de Sarre-Union (CFA) ont dignement fêté leur première qualification pour les 8es de finale après leur succès sur Niort (L2), mardi.

«Je préférerais être surnommé Gattuso»
C’était soirée portes ouvertes, mardi, après l’historique qualification de Sarre-Union (CFA) pour les 8es de finale de la Coupe de France. Les délégués ont bien tenté de mettre un peu d’ordre dans les couloirs du stade omnisports, lieu de l’exploit face à Niort (1-0) mais les joueurs, membres du club et journalistes n’ont cessé de se croiser et de s’apostropher dans un joli brouhaha. 
 
Si, au coup de sifflet final, le capitaine Yann Schneider était porté en triomphe par les supporters sous des «Joyeux anniversaire» célébrant le trentenaire, c’est le vestiaire qui reprenait ensuite un «Ligue 2, c’est trop facile» du plus bel effet. Et tout le monde semblait plus jeune d’un coup, puisque l’entraîneur Eric Becker reconnaissait avoir été «fou comme un gamin de six ans, sautant partout», au moment du but de Vianney Schermann à la dernière minute. 
Mais, du haut de ses 51 ans, l’euphorie retombait vite et sa joie était partagée avec sa femme Isabelle, dirigeante auprès de l’équipe première. Ayant annoncé une journée de repos pour le mercredi, il pensait déjà au déplacement de samedi à Sochaux (B), dans un groupe de CFA où l’USSU est relégable.
 
À ses côtés, Thomas Zerbini était chambré pour avoir été comparé à Marco Verratti par son grand ami Morgan Schneiderlin. «Je préférerais être surnommé Gattuso», rigolait-il, avant de prendre la direction du gymnase voisin transformé en club-house. Le court de tennis n°1 pouvait résonner d’un bonheur simple, mais vrai. 
 
Encore bercé par l’émotion, l’entraîneur des gardiens, Roland Christmann, n’avait pas assez de mots pour grandir son protégé, Koray Ozcan, pas conservé à l’Evian-TG il y a six mois et auteur d’un super match. Celui-ci permettra à Sarre-Union d’empocher 142 500 euros de dotation… soit près d’un tiers de son budget. «Mais on ne fera pas n’importe quoi avec cet argent», précisait Philippe Wilhelm, le directeur commercial et speaker. Le match fait et refait, le capitaine Schneider, déjà héroïque sur le terrain, montrait encore l’exemple en étant le dernier joueur à quitter les lieux. Boitillant mais un peu plus grand.
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