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Sirigu a décidé de rester au PSG

Malgré son statut de remplaçant, Salvatore Sirigu a décidé de rester au PSG au moins jusqu'à la fin de la saison. Le gardien international italien espère encore déboulonner Kevin Trapp et récupérer sa place de numéro un.

La concurrence avec Kevin Trapp qui n’existe pas, les approches de plusieurs clubs dont Bordeaux et le Torino mais aussi Sunderland et Aston Villa, le risque de voir l’Euro à la télé, rien n’a convaincu ni même poussé Salvatore Sirigu à quitter le PSG. Le gardien international italien de 29 ans est déterminé à poursuivre son aventure avec le club de la capitale entamée en 2011. L’ancien joueur de Palerme a pris cette décision en début de semaine et Olivier Létang, le directeur sportif adjoint du champion de France, en a été informé. Pourquoi ce choix ? Parce que Sirigu, qui perçoit 4,5 millions d’euros par an, «n’a pas reçu de propositions assez intéressantes sur le plan sportif», explique son agent Giovanni Branchini. Parce qu’il «est heureux au PSG, contrairement à ce qui pu être dit et écrit». Et aussi parce qu’il «espère toujours changer les choses et convaincre Blanc de le faire davantage jouer».

Encore l'espoir de bouleverser la hiérarchie

C’est donc l’absence d’approches concrètes de clubs d’un standing sensiblement équivalent à celui du Paris Saint-Germain, qui a ouvert la porte du départ à son joueur sous contrat jusqu’en juin 2018, son attachement au projet et au club (il a refusé Bordeaux car il ne souhaite pas évoluer dans une autre équipe française) et l’espoir (la conviction ?) de pouvoir bouleverser l’ordre établi qui ont incité et peut-être poussé Sirigu à ne pas s’en aller maintenant. «Salvatore s’est dit : "Je reste, je travaille, et on verra ce qu’il se passera." Il espère changer les choses», poursuit Branchini. On devine alors aisément son état d’esprit, animé par la volonté de mettre Blanc en difficulté. «Il veut rendre le choix du coach à son poste compliqué», précise son agent.

Un pari qui comporte une part de risque

Et c’est un sacré défi pour Sirigu qui, au moment de l’arrivée de Trapp, pensait que le meilleur jouerait avant de rapidement piger qu’une hiérarchie avait été clairement établie, et qui a ensuite été blessé de passer pour un élément déstabilisateur alors qu’il entretient des relations professionnelles avec l’ancien portier de l’Eintracht Francfort et que son investissement a encore tout récemment été loué par Laurent Blanc. C’est également un challenge qui comporte sa part de risque à seulement quatre mois de l’Euro. Le numéro deux du PSG et de la Nazionale, à qui aucune garantie n’aurait été donnée par le sélectionneur italien Antonio Conte, en a bien conscience. Mais pour lui, visiblement, l’enjeu en vaut la chandelle.

Thomas Simon
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