Soccer Football - World Cup - Group D - Argentina vs Croatia - Nizhny Novgorod Stadium, Nizhny Novgorod, Russia - June 21, 2018   Argentina's Lionel Messi and Gonzalo Higuain react to Croatia's Luka Modric    REUTERS/Matthew Childs (Reuters)
CM 2018 - Argentine

«Une déroute humiliante», «Messi éteint comme jamais» : la presse argentine est en pleine dépression après la lourde défaite de l'Albiceleste

Désabusés par la déconvenue de leur équipe nationale contre la Croatie jeudi soir, les médias argentins pointent du doigt Jorge Sampaoli et Lionel Messi. Revue de presse.

Il est déjà l'heure de trouver les coupables. La claque reçue par les doubles champions du monde a provoqué un torrent de critiques en Argentine, et deux protagonistes sont particulièrement visés. Sur le terrain, Lionel Messi est tenu pour le principal responsable de ce cuisant échec : «Il n'était pas là alors que l'Argentine avait besoin de lui», regrette Enrique Gastañaga dans le journal Clarin. L'ancien Parisien Carlos Bianchi a lui vu le quintuple Ballon d'Or «éteint comme jamais», au milieu d'une équipe «désarticulée tactiquement». Le quotidien sportif Olé est du même avis, n'arrivant pas à défendre le numéro 10 : «Il a mal joué, n'a pas montré un esprit de révolte», dénonce le journaliste Jorge Mario Trasmonte, pointant le fait que c'est plus difficile quand il n'y a pas un Iniesta, Xavi ou Busquets pour l'aider.
Mais tous les maux ne sont pas attribués à la Pulga. Jorge Sampaoli, le sélectionneur de l'Albiceleste, concentre aussi une grande, voire plus grande, partie des critiques. Il est «le père de la déroute» selon Uno, responsable de «l'échec du projet». «Il a voulu faire un système pour Messi, mais a au final réalisé le contraire», peut-on lire dans Norte, «Messi a touché moins de ballons que Caballero en première période». Le journal El Dia pointe par ailleurs le manque de continuité dans la sélection, avec une succession de coaches «qui n'ont rien en commun» depuis le départ de Sabella en 2014. C'est la raison pour laquelle «ceux qui suivent l'Argentine depuis un moment ne peuvent pas être surpris».
Maintenant, les yeux sont tournés autre part. «Nous sommes tous supporters du Nigeria», affirme Los Andes. Mais, si la qualification reste possible, l'espoir est mince. «On a un pied et demi en dehors du Mondial», explique El Dia, «c'est la pire déroute depuis la phase de poule 1958», quand l'Argentine avait été éliminée après un 6-1 contre la Tchécoslovaquie. Difficile à avaler surtout quand il s'agit de «la meilleure équipe d'Argentine depuis trente ans», selon Pagina12.
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RM12vers13 22 juin à 22:36

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