La blague du jour (5/5)

Julien Cazarre : «J'ai dit non à Cyril Hanouna»

L'humoriste foot de Canal+ et RMC s'est fait un nom dans le milieu grâce à un humour vachard. Tout au long de la semaine, Julien Cazarre dézingue à tout va sur francefootball.fr. Les thèmes du jour : son passé de joueur, son rapport aux medias, ses projets. (Crédit photo : T. Gromik / Canal +)

«J’ai joué à Boulogne-Billancourt. Mais j’ai arrêté parce que la mentalité de certains éducateurs était vraiment trop conne. J’avais un problème avec ça. Ils te géraient comme ils géraient une équipe de Ligue des champions. Je n’ai pas kiffé. J’ai finalement joué en club jusqu’à 19 ans. Je n’étais pas du tout artistique. J’étais un milieu défensif, casse-couilles sur l’homme. Une sorte de Matuidi. Mais attention je ne parle pas de niveau, juste de style. Une fois, j’avais mis un triplé contre l’Arménienne de Paris, alors que je suis d’origine arménienne. C’était ouf. Je ne marquais jamais un but. Finalement, je me suis fait les croisés deux fois. La deuxième fois, le mec m’a embarqué, j’ai tourné et mon pied est resté planté dans le sol. Tous les ménisques ont explosé. Je n’ai même pas eu la force de crier. Derrière, j’ai passé trois semaines à me taper l’infirmière. Je ne peux même plus faire talon fesse. Aujourd’hui, je fais de l’Urban, tranquille. Éric Carrière me tanne pour jouer. Il doit vouloir m’humilier. Pas grave, je lui mettrai un bon coup de coude.
J’avais fait un essai pour Téléfoot, mais je ne l’ai pas senti. Les mecs sont adorables, Christian Jeanpierre, notamment. Mais je n’ai rien à foutre sur ce plateau. Dans le public, t’as des gamins qui applaudissent et t’as Lizarazu qui est posé là, sur le côté. Ce n’est pas pour moi. C’est une ambiance trop monacale. On m’a aussi proposé "Touche pas à mon Sport", le copier-coller de "Touche pas à mon poste" sur D8. Cyril Hanouna m’a appelé, m’a dit qu’il aimait bien ce que je faisais, malheureusement, je ne peux pas en dire autant ! C’est pas du tout ma came. Gilles Verdez c’est le dîner de cons et Enora Malagré c’est la vulgarité à l’extrême. Ça ne m’intéresse pas. J’ai besoin de bosser avec des gens que j’admire un peu. Mais attention, ce n’est pas évident de me prendre. Je ne suis ni fédérateur, ni grand public. Si tu me prends, il faut accepter que 100 000 mecs derrière te disent que c’est scandaleux. Personne n’est prêt à accepter ça. Et moi, les associations, je les emmerde. Elles le savent. Je ne m’excuserai jamais de rien. Ces gens-là ne représentent personne d’autres qu’eux. À chaque fois qu’ils m’ont appelé, ils n’ont jamais rappelé derrière.
 
J’écris en ce moment une BD sur le foot. Une BD trash. Un gars a fait la démarche de me rencontrer. Il dessine, j’écris les textes. Ça devrait sortir avant l’Euro. Je suis aussi sur une pièce de théâtre avec des potes. Je ne veux pas faire de one-man show. Le délire tout seul, ça m’emmerde. Je me fais chier. Je pense qu’à un moment donné je vais aussi être épuisé par le foot. J’arrêterai avant de faire ça de façon routinière. Dès que t’es dans l’humour, dans un confort, là, c’est dangereux. Je n’ai pas envie de devenir ringard dernier degré. Je ne vais pas faire ça dix ans. Il y aura d’autres gens derrière moi.»
Olivier Bossard 
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Mungo13016 8 févr. à 19:06

au top du top Cazarre ! au flop du flop Hannouna !

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