Laurent Blanc apprécie l'arrivée de David Luiz au PSG. (L'Equipe)

«Luiz va nous faire franchir un cap»

A la sortie d'une séance franchement intense qui aura duré un peu plus de deux heures sous un soleil de plomb, Laurent Blanc a évoqué ce stage, la reprise du championnat, de ses stars, le mercato et le petit moral de son capitaine Thiago Silva.

Les objectifs du stage en Autriche

«Se préparer pour la saison. On remplit le réservoir. Alors pour nous c’est un petit peu particulier, notamment par rapport à d’autres équipes françaises, puisque le PSG a beaucoup de joueurs concernés par la Coupe du monde y compris avec les quarts de finale. C’est une bonne chose pour les eux mais aussi pour le club qui est un peu représenté au travers d’eux. Après moi, entraîneur, j’aimerais bien les récupérer, mais le plus tard possible aussi. Les joueurs présents en Autriche sont pour la plupart très jeunes. Ils font partie du centre de formation, jouent avec la CFA, et puis il y a les 10 pros qui doivent aussi préparer leur saison. Alors on travaille énormément physiquement le matin, et un peu plus avec le ballon l’après-midi.»

La reprise du 2 août

«On peut supposer que l’on ne sera pas au même niveau que les clubs qui auront pu se préparer pendant cinq ou six semaines. La saison dernière c’était déjà un peu pareil. Chaque année, il y a des compétitions internationales : la Coupe du monde, le championnat d’Europe, l’année dernière c’était la Coupe des confédérations. Nous avions récupéré nos Sud-Américains très tard dans la saison. Nous avions eu un début de saison difficile - avec un changement de staff à prendre en considération tout de même - mais tous les grands clubs sont souvent dans cette configuration. On le sait. On va essayer de se préparer le mieux possible. Mais les jours passent et le 2 août (jour du trophée des Champions face à Guingamp) restera quoi qu’il advienne la date du premier match officiel.»

Le mercato d'été

«Que les grands clubs européens aient des vues sur des joueurs du PSG cela ne m’étonne pas ! On connaît le système. Après il faut quand même l’accord de ses dirigeants. Marquinhos, par exemple, fait selon moi partie de l’avenir de Paris et sur son cas je crois que les dirigeants sont sur la même longueur d’onde que moi. Adrien Rabiot peut éventuellement partir, mais il faut que le club soit d’accord. Moi, je veux qu’il reste avec nous, mais il y a aussi des situations contractuelles qui sont difficiles. Après si j’écoute les spécialistes, on va recruter dix à douze joueurs cet été, soit changer d’équipe... Non, ça ne sera pas ça?! On a déjà pris David Luiz. Si l’on arrive à faire ce que l’on veut, deux ou trois joueurs supplémentaires rejoindront le Paris Saint-Germain et ça sera déjà bien. Cela sous-entend aussi qu’il y aurait sans doute autant de départs.»

Le choix de David Luiz

«C’était l’une de nos priorités. C’est un joueur avec beaucoup d’expérience. Il connaît très bien le plus haut niveau. Il a fait plusieurs clubs en Europe et il a gagné la Champions League. C’est aussi un pion essentiel de la Seleçao. C’est un joueur qui va nous faire sauter un palier dans la qualité de notre collectif et c’est ce genre de renforts là qui nous intéressent. Il faut savoir là où on va et quels efforts on fait pour franchir un nouveau cap. Beaucoup de clubs voulaient le prendre et c’est une très bonne chose symboliquement que le club ait réussi à le prendre.»

Le petit moral de Thiago Silva

«Nous avons joué une Coupe du monde à domicile (1998), nous avons connu cela. Il y a beaucoup de pression et c’est normal que lui la ressente. Il le savait avant de partir, comme tous les joueurs brésiliens d’ailleurs. Pas seulement le capitaine ! Est-ce que cela m’étonne de le voir craquer, ou de voir des joueurs qui prient pendant une séance de tirs au but ? (Il s’agace) On affabule parce qu’il s’agit de Thiago Silva ! Je sais c’est quelqu’un de sensible, émotif, mais je ne me fais aucun souci pour lui quand il est sur le terrain.»